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Blog politique des membres de Republique et Socialisme en Bretagne

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LA LOI HOPITAL

La loi Hôpital, Patients, Santé et Territoires (HPST) :

de la technocratie médicale à l’inégalité d’accès aux soins des citoyens…

 

Le projet de loi  HPST qui vient d’être adopté le 24 juin dernier prétendait placer « l’accessibilité des soins au premier rang de ses priorités ». Les débats qui ont duré des mois n’ont en rien réglé des problèmes essentiels qui subsistent : manque de personnels, hôpitaux en déficit, désertification… Les inégalités d’accès aux soins ont augmenté au cours de ces dernières années ; sur le plan territorial avec la progression des déserts médicaux et la suppression de services voire d’hôpitaux de proximité, sur le plan financier avec l’augmentation des dépassements d’honoraires, sur le plan social par les refus de soins.

Cette loi est centrée sur la réorganisation de la gouvernance par une institution régionale du système de soins, elle ne propose aucune perspective à long terme d’amélioration du service public de santé. Même si les Agences Régionales de Santé ne sont pas à rejeter d’emblée car elles auront une vision globale sur le système de Santé mais aussi sur le médico-social et la médecine de ville., et qu’elles sont un moyen de contrôle plus importants de l’Etat sur le système de santé.. tout dépend de ce que la Droite va en faire. Si le texte avait été voté lors de sa première mouture les dispositions tels que l’organisation de la médecine de ville et les dépassements d’honoraires, auraient contribué à une régularisation de certains abus ; or, les députés UMP et le lobby médical ont profité des amendements du PS pour faire retirer ces points. Fait plutôt original que cette opposition à un texte de l’UMP de la part des syndicats de médecins libéraux qui ont démontré un corporatisme débridé et…décomplexé ! le lobbying a encore frappé, le contrôle de l’installation des médecins a été renvoyée aux calendes grecques (zones rurales, vous attendrez !)


République et Socialisme
affirme qu’une politique de santé doit avoir comme objectif principal la lutte contre les inégalités d’accès aux soins, qu’elles soient territoriales, financières ou sociales. La santé n’est pas qu’une affaire de spécialistes ou de comptables, voire de lobbies médicaux, elle est au cœur de la préoccupation de n’importe quel citoyen.


République et Socialisme


République et Socialisme
souhaite fortement que la prévention soit une réalité, une priorité pour la France.


République et Socialisme affirme que la privatisation du système public de santé serait une erreur fondamentale ; même les pays les plus libéraux (Canada) l’ont compris et ont nationalisé tout leur système de santé. La nationalisation constitue le seul moyen de contrôler les dépenses de santé. Il ne faut pas accabler la T2A. N’est-il pas normal que celui qui fait le plus  d’actes soit le mieux rémunéré ?; Concernant les autres prises en charge, il existe d’autres moyens financiers comme les MIGAC… Le problème est là, encore, quelles directives reçoivent les ARH  et recevront les futures ARS ? La T2A ne doit pas être un levier de la rentabilité mais une aide à la contractualisation ! Aujourd’hui les Contrats Pluriannuels d’Objectifs et de Moyens se font sans le M (sans les Moyens ! ! !) L’hôpital public doit avoir une enveloppe spécifique pour maintenir le niveau de prise en charge et continuer de soigner TOUS les patients et ceux que ne veulent plus soigner le Privé.


En plus, c’est le moment que choisit le gouvernement pour changer l’article L 711-1 du Code le Santé Publique ; en effet il supprime la dimension de prise en charge psychologique des patiens… Ces derniers iront se faire soigner mais l’hôpital se devrait «de délaisser» votre état psychologique….


République et Socialisme


République et Socialisme reclame des Etats Généraux de la Santé.

 

                                                                       Bruno VALENTIN, Secrétaire National à la Santé

milite pour un Service Public Hospitalier à la hauteur de ses ambitions parce que la Santé n’est pas une marchandise, l’Hôpital n'est pas une entreprise comme les autres.
soutient les initiatives de ceux qui se sont engagés pour le maintien d’équipements dont l’inutilité ou l’obsolescence ne sont pas prouvées, exige que le service public poursuive et améliore son service aux malades, demande que l’accès aux soins de proximité soit garanti pour tous et partout.
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