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29 novembre 2011 2 29 /11 /novembre /2011 16:11

Sommes-nous proche d’une explosion financière ?

Pourquoi les états ont-ils du mal à trouver de nouveaux financements pour leurs nouvelles dettes ?

Alors que chacun d’entre nous se projette sur la préparation des fêtes de fin d’années et de ces cadeaux associés, de lourdes menaces de récession se propagent pour les années qui viennent, voire peut-être le déclenchement d’une nouvelle explosion nucléaire financière.

J’invite mes chers internautes à se replonger dans la crise de 1929, car malheureusement nous reproduisons le même schéma qui s’est malheureusement mal terminé.

Revenons au passé proche, la crise de 2008 souvenons-nous :

Acte 1

En 2007 aux USA, la crise des subprimes (représentant 23% des prêts immobiliers à taux variables contractés par des américains de faibles revenus) a été provoqué par la remontée des taux, rendant impossible le remboursement des prêts et déclenchant la vente massive des maisons d’habitation et entraînant la baisse de l’immobilier.

Cette baisse conséquente a entraîné l’impossibilité au prêteur (la banque) de se faire rembourser sur la valeur du bien qui est devenu invendable.

D’autres part les créanciers (les banques spécialisées en crédit) ont titrisées une partie de ces créances dans certains fonds de placement en action.

Acte 2

Le Krach de Septembre 2008 certaines banques et assurances ayant un certain nombre d’actions pourries ont donc du vendre une partie de leur patrimoine pour rendre leur bilan acceptable et renflouer leur fonds propre. Les banques entre elles ne se faisant plus confiance pour l’achat de titres deviennent en rupture de liquidité.

Ce qui a entraîné la chute des bourses dans le monde entier.

Malheureusement ce fait a entrainé la chute de la banque LEHMAN BROTHERS et de L’assureur AIG.

 

Le Gouvernement Américain et la Fed ont donc décidé de racheter une partie de ces emprunts toxiques et s’endetter très lourdement.

Sans cette intervention le système Mondial s’écroulait.

 

En Europe les banques ont été confrontées aux mêmes problèmes du fait de la titririsation, de nombreux titres se sont trouvés à l’intérieur des bilans sans valeur.

 

Certains disent que durant cette période 15 000 Milliards dans le monde se sont évaporés du fait de la baisse des actions et des emprunts immobiliers des particuliers US non remboursés

 

En réalité la finance mondiale est assise sur une gigantesque pyramide de PONZI, quand ce système fonctionne bien (les bourses) il permet de créer des rendements nettement supérieurs à 13% aux acheteurs en tous genres (les très riches, les fonds de pensions, les banksters…) bien supérieurs à des rendements d’entreprises qui font au mieux 6% après impôt.

De plus ce système a la perversité de faire pression sur les entreprises qui n’ont d’autre choix que de licencier ou de délocaliser pour atteindre ces objectifs impossible, ne faisant qu’appauvrir les peuples Américains et Européens.

Notre société souffre donc d’un excès d’avidité pour l’argent, dans le but d’engranger des revenus très importants dans un délai très court pour le bien essentiellement des grosses fortunes et grosses multinationales.

Acte 3

En 2011 nouvelle crise boursière durant le mois d’Aout, en période Estivale, très curieux, qui est l’instigateur ? GS ? Éclatement de la bulle de la dette, perte du 3A américain ?

N’oublions pas les Etats-Unis sont endettés à hauteur de 15 000 Milliards de dollars, l’Europe à hauteur de 10 000 Milliards.

Est-ce qu’avec tous les événements qui viennent de se produire, la stratosphère financière est-elle capable d’alimenter de nouveaux puits qui sont devenus sans fonds ?

Durant cette nouvelle période certains disent qu’environ 15 000 milliards à travers le monde se sont encore évaporés, qui se traduit à nouveau par des banques au bilan désastreux, d’ailleurs la banque DEXIA vient de tomber.

N’oublions pas que nos banques Européennes et Américaines sont les principaux créanciers des états Européens, et non pas la BCE, or que se passe-t-il ?

La technique du cheval de Troie a été employée pour faire couler l’Euro voire l’Europe. Et pour commencer les financiers étrangers notamment GS se sont préoccupés de l’état des finances GRECS 360 Milliards d’Euros une goutte d’eau pour l’Europe mais voilà … La GRECE a besoin d’emprunter et est pratiquement en dépôt de bilan. Normalement face à cette situation la Grêce aurait du quitter l’Europe mais pas possible car les banques Françaises BNP, SG, CA avaient des obligations d’états à hauteur de 53 Milliards et 34 Milliards pour l’Allemagne il leur fallait du temps pour se défaire de ces dettes et pour provisionner leur compte. D’où l’attente interminable de solutions par nos hommes politiques.

Voir lien : http://leblogalupus.com/2011/06/16/grece-les-banques-dans-la-tourmente/

Voir lien : http://www.les-crises.fr/enfumage-decote/

A noter en passant, quelle erreur de notre président M. Sarkozy de n’avoir pas profité de cette occasion pour, soit nationaliser la SG, BNP, CA ou tout du moins rentrer dans les conseils d’administration pour connaître leur stratégie mais aussi pour intervenir sur les salaires des traders.

Nous ne faisons pas partie d’une Europe fédérale donc chaque état est responsable de son endettement, et les marges de manœuvres se sont réduites gravement car nous avons dû aider nos banques et relancer nos économies en s’endettant encore davantage quitte à avoir les pieds et mains liés avec les banksters.

Comme personne n’est d’accord pour renflouer l’état Grec, le FMI est intervenu, et ensuite le binôme Merkozi a fait en sorte que les Banques acceptent de faire une croix sur 50% de la Dette des Grecs.

De plus la situation est tellement inquiétante que la gouvernance Européenne a décidé d’augmenter les fonds propres des banques de 7% à 9% par crainte de la faillite d’environ 10% des banques Européennes en commençant par les banques Grecques et banques des pays de l’Est très impliquées aussi.

Quel sacrilège pour les banquiers, quelle confiance peuvent donner les états Européens sur le renflouement des dettes existantes de chaque état, Italie, Espagne, Portugal et bientôt France

Les banquiers ne pouvant plus se refaire en bourse, n’ont plus le choix que de faire payer très cher chaque Euro nouveau emprunté ils l’ont amer et vont nous le faire payer.

Voir lien : http://bruxelles.blogs.liberation.fr/coulisses/2011/11/les-banques-europ%C3%A9ennes-attaquent-la-zone-euro.html

Mais face à l’évaporation des actifs boursiers, nous assistons en faîte à la pyramide de Ponzi (pompe à finance) qui s’écroule.

Le binôme Merkozy a donc pensé faire un fond FEFS garantie par l’ensemble des états malheureusement aucun pays n’est intéressé pour financer les Dettes, c’est un échec.

Acte 4

Que reste-t-il comme solution acceptable de mon point de vue pour s’en sortir ?

Nous savons que l’Euro est trop surévalué et nous empêchent d’exporter excepté pour les Allemands qui produisent des produits de luxes ou des machines à la pointe du progrès.

Actuellement il nous est impossible de dévaluer. D’autre part les banques ne veulent plus prêter à bon marché.

Dans un premier temps, il faudrait créer un SYSTEME EXPERT INFORMATIQUE pour étudier différents scénarios et l’impacte de chaque facteur et comparer les différents résultats car nous voyons bien que nos politiques pratiquent la rustine et ne résolvent aucun problème.

Voir une approche lien : http://www.latribune.fr/actualites/economie/union-europeenne/20111121trib000665633/jouez-a-super-mario-sur-le-site-de-la-bce-.html

Pour ma part, mais à vérifier pour chaque facteur, sur les impactes économique :

- Il faut modifier les règles de fonctionnements de la BCE par les traités en lui donnant la possibilité de prêter en dernier ressort aux états en lieu et place des banques. Ce qui permettra à tous le monde d’emprunter à des taux acceptables (faire fonctionner la planche à billet).

- La BCE dans ces rachats devra s’assurer que les créances ne soient pas des anciennes subprimes et dans le cas contraire pratiquer la décote.

- Pour que l’économie reparte il est nécessaire de déplacer le curseur de l’inflation pour le passer à 5% au lieu de 3%, et chaque état devra faire en sorte d’indexer les salaires et les pensions de retraites sur l’indice d’inflation. Ce qui permettra à la dette de perdre de la valeur chaque année. Pour qu’un pays se développe il faut un peu d’inflation cela permet à l’Epargne de sortir des banques et par sa consommation relancer l’économie.

- Diminuer les taux de la BCE de 1.25 % à 0.25%

- La liquidité revenant, les banques pourront de nouveaux refinancer l’industrie, à la préférence des actions boursières.

- Séparer les banques d’affaires des banques de dépôt

- Mettre en place la taxe Tobin de 0.05% sur chaque transaction informatique ce qui limitera les fortes fluctuations boursières et permettra d’engranger de l’argent pour financer le système social et de garantir nos retraites.

La Balance commerciale entre la Chine et la France est elle équilibrée ? je pense que non dans ce cas, soit la chine achète nos produits pour compenser ou finance nos dettes, dans le cas contraire mis en place d’une TVA sociale et environnementale au frontière de l’Europe.

- Rééquilibrer l’industrie, sur les produits que nous achetons tel que portable, tablette, écran télé, énergies du futur l’hydraulien etc… pour que cet ensemble favorise le développement de l’Europe, l’objectif étant de produire au plus proche des acheteurs respectant ainsi l’approche environnementale. L’objectif étant de résoudre le problème du chômage et de sauver notre système social et de garantir l’alimentation de nos caisses de retraites.

Vous allez me dire, mais comment dans ces conditions allons-nous vendre nos Airbus, nos TGV ? Si nous avons vraiment une avance technologique, les pays émergeants feront l’effort, et seront bien obligé de faire des concessions s’ils veulent continuer à vendre leurs produits au sein de l’Europe.

En conclusion :

Pour éviter que l’Europe se disloque il est impératif de prendre de nouvelles mesures dans les toutes premières semaines de Décembre 2011, dans le cas contraire nous assisterons à l’écroulement définitif de l’Europe voire peut être de certains état Nations.

Une gestion basée uniquement que sur la rigueur ne provoquera que la faillite des états et des peuples à très court terme et donc une dépression financière au-delà des frontières de l’EU.

Dans le cas contraire, si les états ne sont plus en mesure d’adopter les bonnes pratiques au niveau Européen, il est nécessaire de revenir à notre ancien système monétaire ou chaque pays reprend ses droits et sa monnaie. Ce qui permettrait à chacun de mener à bien ces réformes et de disposer du système de change flottant, de pratiquer des dévaluations compétitives, de mettre les banques d’état (exemple pour la France banque de France) et de ne conserver l’Euro comme monnaie d’échange pour les transactions internationales ce qui ne remettra en cause nullement le fonctionnement de l’Europe et ces frontières.

Car si l’Allemagne n’est d’accord sur rien, et ne connaît que la rigueur sans l’accord des peuples, il n’y aura pas d’autres sorties honorables.

J’invite les détracteurs à cette réflexion de bien vouloir proposer des solutions pour éviter aux états de faire faillite.

C’était l’agence de notation 4A+++ qui donnait son interprétation sur le développement futur de l’Europe, en m’excusant pour mon style mais malheureusement je n’ai pas fait l’ENA ou Sciences PO, désolé, c’est seulement l’expression d’un simple citoyen.

4A+++

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28 novembre 2011 1 28 /11 /novembre /2011 11:18

 


Sarkozy se planque, ses ministres font campagne à sa place

Une nouvelle semaine de campagne débute. Nicolas Sarkozy ira rencontrer des agriculteurs pour discuter « de leurs conditions de vie », demain, mardi 29 novembre. Ce lundi, il n'a rien à faire sauf à se montrer pour une cérémonie de prise d'armes d'automne aux Invalides. La campagne clandestine de Nicolas Sarkozy est d'une hypocrisie inédite.

Et ses ministres masquent mal l'affaire.


UMP en roue libre
Ce weekend, l'UMP a tenté d'alimenter une micro-polémique le sort du droit de véto français au Conseil de Sécurité à l'ONU. Elle réunissait ses cadres dans une discothèqueà Paris. Jean-François Copé n'avait pas grand chose à promettre. Il organise des conventions à répétition pour convaincre que l'UMP élabore ainsi son programme pour 2012-2017. Mais Nicolas Sarkozy a prévenu qu'il n'en tiendrait pas compte. Il avait déjà fait retirer la présentation dudit programme de l'université d'été de l'UMP début septembre.

Copé aimerait aussi que l'UMP se calme. Si le paysage électoral s'est éclairci depuis le retrait de Jean-Louis Borloo de la course présidentielle et le décrochage de Dominique de Villepin, les disputes et chamailleries au sein du clan sarkozyste ont atteint un niveau inquiétant, en particulier à Paris: « La gravité de l'heure commande que celles et ceux qui ont envie de s'engager auprès du président de la République se lèvent, fassent fi de leurs moments de doute ou de déception, relativisent les critiques qu'ils ont pu émettre à tel ou tel moment de la politique que nous avons conduite »


Alors l'UMP meuble avec des micro-polémiques, comme cette dernière: l'accord EELV-PS prévoit que le droit de véto de la France à l'OU fasse l'objet d'une discussion en cas de victoire en 2012. Honnêtement, le sujet est loin d'être une priorité nationale et, de surcroît, Nicolas Sarkozy n'a cessé lui-même d'expliquer combien il fallait réformer la gouvernance de l'ONU.


Fillon dévalorise
Samedi, François Fillon « discoura » au séminaire des cadres de l'UMP. Il glissa: « En son temps et en son heure, Nicolas Sarkozy entrera en campagne ».

Comme le relevait hier notre confrère Guy Birenbaum, « La dévalorisation de la parole politique
vient de la manière dont les plus hautes autorités politiques nient ou camouflent les évidences. ».

Ce weekend, on nous fit croire que Nicolas Sarkozy travaillait. Il allait proposer un nouveau traité européen, avec une « règle d'or » inscrite dedans et l'obligation de validation européenne des budgets des Etats-membres de la zone euro. Nous avons hâte d'entendre le candidat Sarkozy défendre cette nouvelle idée.
Angela Merkel, en fait, ne pense à rien d'autre qu'un Super-Traité de Maastricht.

L'électeur partisan du NON au traité de 2005 appréciera.


Pécresse temporise
Valérie Pécresse, ministre du Budget, joua de voix suave et molle sur l'antenne de CANAL+, dans l'émission Dimanche+, pour expliquer combien son gouvernement dirigeait bien le pays. « Nous avons 6 milliards d'euros de réserve de précaution. »

Interrogée sur la vague d'investissements chinois en France, Valérie Pécresse était heureuse. « Evidemment, il faut créer un véritable partenariat franco-chinois ». Surtout, les Chinois « peuvent investir dans les dettes souveraines ».

Sur les retards à la mise en place du Fond européen de stabilité financière, Pécresse n'avait pas grand chose à dire.
En Allemagne, Angela Merkel s'agace de l'attentisme européen.

L'électeur partisan du OUI au traité de 2005 appréciera.


Bachelot prédit
Roselyne Bachelot-Narquin posait en costume rose-bonbon dans les colonnes du Figaro, ce dimanche 27 novembre. Une interview « exceptionnelle » dont le titre était sans ambiguïté: «Hollande est un homme sous influence». Bacehlot faisait campagne à la place de son chef.

À quoi ressemblera la campagne de Nicolas Sarkozy ?
Elle ressemblera à Nicolas Sarkozy ! Une campagne électorale, c'est d'abord celle d'un homme devant les Français. Nous serons à ses côtés pour mener cette campagne présidentielle. Avec quelques ministres, autour de Bru­no Le Maire, je m'implique déjà beaucoup dans le projet de l'UMP. Ce travail intellectuel est essentiel.

Elle est pourtant ministre des Solidarités Actives. Ce weekend, la Banque Alimentaire avait tenté de récolter un maximum de donations en nature, comme chaque dernier weekend de novembre. On pouvait imaginer que Mme Bachelot avait autre chose à faire que de se divertir en militante UMPiste. Les Restos du Coeur ouvrent leurs portes cette semaine.

L'électeur précaire appréciera.


Guéant «guéantise»
La Guéantise du jour fut sans surprise. Fidèle à son image et à sa mission, Claude Guéant a encore lâché dimanche une surenchère xénophobe. Le ministre de l'intérieur était encore l'invité dominical d'une émission de radio-télévision, cette fois-ci Europe 1/I-télé/Le Parisien.

«Nous acceptons sur notre sol chaque année 200.000 étrangers en situation régulière. C'est l'équivalent d'une ville comme Rennes, c'est deux fois Perpignan. Moi aussi je trouve que c'est trop »

Evidemment, le ministre compléta: « la France n'est pas un pays xénophobe ». La France peut-être, mais lui ? L'est-il ? Comment expliquer cette permanente obsession ? Nicolas Sarkozy a sous-traité le service après-vente de son discours de Grenoble à son ancien plus fidèle des proches,

Juan Sarkofrance

 

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26 novembre 2011 6 26 /11 /novembre /2011 21:19

Le commandant du Titanic et le capitaine de pédalo

Il suffit d’un graphique, d’un tableau et d’un court rapport de la Cour des Comptes pour montrer et expliquer aux Français :

  • Que la dette a baissé sous le gouvernement Jospin, de 1997 à 2002
  • Que la dette a augmenté, depuis 2002, de 248 Mds d’euros sous Chirac et d’environ 500 Mds d’euros sous Sarkozy (à fin 2011)
  • Que Sarkozy et Fillon mentent effrontément aux Français sur les causes de la dette

Le graphique est téléchargeable sur http://fr.wikipedia.org/wiki/Fichie...

Le tableau est au chapitre « Evolutions récentes » sur http://fr.wikipedia.org/wiki/Dette_...

Le rapport est téléchargeable sur http://www.performance-publique.bud...

Sarkozy et Fillon nous répètent « La gauche est la championne des déficits et a fait augmenter notre dette publique ». C’est FAUX !

Sous le gouvernement Jospin/Aubry la dette a même baissé légèrement : en 1997 elle était de 59,5 % du PIB et en 2002 de 59,1 % du PIB. La preuve sur le graphique http://fr.wikipedia.org/wiki/Fichie... et sur le tableau

Sarkozy et Fillon nous répètent « C’est la crise financière, dont nous sommes en rien responsables, qui a fait exploser la dette ». C’est FAUX !

Le tableau du chapitre « Evolutions récentes » sur http://fr.wikipedia.org/wiki/Dette_... montre que la dette était de 55,5 % du PIB en 1995 (arrivée de Chirac à la présidence), de 64,2 % en 2007 (arrivée de Sarkozy à la présidence) et de 82,3 % du PIB en 2010. Le tableau permet, par simples soustractions sur les chiffres de la colonne « Dette publique en milliards d’euros », de voir que la dette a augmenté de 248 Mds sous Chirac, alors que la crise n’avait pas commencé. Et que la dette a encore augmenté de 380 Mds en seulement 3 ans ½ sous Sarkozy le donneur de leçons !

Ne vous privez pas de montrer ce graphique et ce tableau à vos amis, parents,enfants et collègues de travail … Et de mettre des liens sur vos blogs et comptes Facebook ou Twitter.

Sarkozy et Fillon nous répètent « Les dépenses et les prélèvements obligatoires sont trop élevés. Il n’y a pas d’autres solutions que de réduire nos dépenses ». C’est FAUX !

Le taux de prélèvements obligatoires des administrations publiques, incluant la Sécurité sociale santé et retraites, était autour de 42% du PIB sur la période 1984 – 1992 et il est redescendu à 42% en 2009, après quelques années autour de 44%. C’est le Conseil des Prélèvements Obligatoires, organisme appartenant à la Cour des Comptes, qui en apporte la preuve. Voir le graphique à la page 14/60 du rapport 2012 « Évolution du taux de prélèvements obligatoires des administrations publiques (en % de PIB) » ... téléchargeable sur http://www.performance-publique.bud...

Conclusions

Quand est-ce que François Hollande, l’habile capitaine de pédalo, suivant le « trop bon mot » de Jean-Luc Mélenchon, montrera ce graphique à une heure de grande écoute, sur TF1 et A2 ?

Craint-il qu’on lui coupe l’antenne, suivant l’adage « On ne peut pas dire la vérité à la télé : il y a trop de monde qui regarde ». L’adage est de Coluche qui lui savait parfois dire l’essentiel en une phrase.

Quand est-ce que François Hollande expliquera aux Français, en seulement 4 phrases, les deux causes principales de la dette publique ? A savoir :

  • plus de 100 milliards d’euros par an, de recettes en moins pour l’Etat, suite aux baisses d’impôts et aux exonérations sociales et fiscales intervenues depuis 2002
  • l’interdiction pour l’Etat d’emprunter directement à la Banque de France, suite à la loi dite « Pompidou, Giscard » de 1973
  • La somme des seuls intérêts de la dette payée par l’Etat depuis 1973, donc par les contribuables, est du même ordre de grandeur que la dette cumulée d’aujourd’hui (environ 1 700 Mds d’euros). Ceci signifie que si l’Etat avait eu le droit d’emprunter à la Banque de France à un taux d’intérêt faible (zéro ou 0,5%), la dette publique serait pratiquement nulle aujourd’hui.

Le commandant du Titanic (Nicolas Sarkozy) tente d’enfumer les Français en se présentant après chaque G20 comme le sauveur de la France, de l’euro, de l’Europe et du monde. Mais il n’a aucune chance d’enfumer les agences de notation et leurs requins de clients qui sont tout sauf des naïfs mal informés.

S’il était responsable et soucieux de sortir la tête haute, quel que soit le résultat à la présidentielle en 2012, Nicolas Sarkozy tenterait au moins, dans les 4 mois qui lui restent, d’éviter le naufrage. La seule solution – et la seule chance de conserver la note triple A de la France – consisterait à supprimer toutes les niches fiscales et exonérations de cotisations sociales ( heures supplémentaires etc …) créées sous Chirac et Sarkozy, plus la niche Copé de 2004 (voir http://www.liberation.fr/economie/0...)

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25 novembre 2011 5 25 /11 /novembre /2011 17:17

Législatives 2012 : L'UMP invente le « sondage de notoriété » !

 

Comment départager plusieurs postulants à l'investiture dans une circonscription acquise par avance à l'UMP ? Dans le Val d'Oise, on vient de décider d'organiser une primaire un peu particulière : Le sondage de notoriété !

Si l'UMP montre du doigt les difficiles tractations entre le PS et EELV, elle est assez discrète sur la bousculade interne pour obtenir l'investiture dans des circonscription traditionnellement acquises à la majorité présidentielle.

Si les français connaissent désormais, le feuilleton Rachida Dati contre François Fillon tous deux candidats pour la nouvelle 2e circonscription de Paris qui comprend les : 5e arrondissement, une partie du 6e et une partie du 7e. Ils ne vont pas tarder à connaître le duel de titans pour la nouvelle 4e circonscription qui couvre une partie du 16eme et du 17 eme arrondissement, entre Bernard Debré et Brigitte Kuster.

Dans la mesure où l'UMP n'a pas intégré la notion de primaires, permettant aux militants de désigner leur champion, c'est Alain Marleix, secrétaire national de l'UMP aux élections (et auteur du redécoupage électoral, en tant que secrétaire d'état aux collectivités locales ) et le Conseil national, qui sont théoriquement censés mettre fin aux hostilités, et donner le précieux sésame.

Théoriquement, car dans de nombreuses circonscriptions, fiefs de droite, si on se bouscule au portillon, les postulants n'entendent pas s'incliner devant les décisions de la commission d'investiture. En clair, le recours à des primaires serait salutaire. Sauf que ce serait se couvrir de ridicule après avoir fustigé celle organisée par le Parti Socialiste !

Pendant qu'on réfléchit au siège national de l'UMP, à la bonne méthode, la fédération du Val d'Oise, confrontée à un futur duel fratricide, pour la très chic 6eme circonscription qui regroupe : Soisy, Enghien, Sannois, Deul-la-Barre et St-Gratien, vient d'innover en proposant de soumettre 3 candidats, à une primaire un peu spéciale : Un sondage de notoriété !

Vonews qui a enquêté sur cette nouvelle forme de « démocratie sondagière » nous en explique le fonctionnement

Etat des lieux

« (...) Le député sortant François Scellier n'a jamais caché son intention de se représenter (...) Le suppléant de François Scellier, le maire de Soisy, estime pour sa part que son heure est venue (...) le député UMP de la 9e circonscription, qui englobe les communes autour de Roissy, souhaiterait revenir sur la sixième circonscription moins risquée (...) Pour départager ces trois candidats, la commission nationale de l'UMP souhaite procéder à un sondage de notoriété. « Le sondage ne sera pas déterminant. Il ne dictera pas quel sera le candidat, mais ce sera une aide à la décision", explique Axel Poniatowski, le patron de l'UMP-95 (...) »

Aide à la décision, dont Axel Poniatowski pourrait avoir vraiment besoin, dans la mesure où précise Vonews : Le maire d'Enghien-les-Bains, Philippe Sueur, après les sénatoriales parlait ouvertement des législatives. Sans compter une toujours possible candidature en la personne de Jacqueline Eustache Brinio, la maire de Saint-Gratien, au nom de ... la parité !

Nul doute écrit Vonews que : « (...) Dans une circonscription depuis toujours acquise à la droite, le risque est grand pour l'UMP que le sondage voulu par son état major ne se transforme en primaire à droite au premier tour (...) »

Devant le risque de perdre une circonscription ... imperdable, l'UMP proposera t-elle quelques hochets compensatoires, ou au pire, l'Elysée aura t-elle recours à quelques nominations exemplaires, comme celle de Dominique Tibéri qui en échange, a accepté de se retirer, au profit d'un certain ... François Fillon ? Réponse dans les mois à venir ...
Slovar

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25 novembre 2011 5 25 /11 /novembre /2011 17:09

Couards et poltrons feront-ils repasser Sarkozy ?

Cinq ans de sarkozysme c’est long ! Cà suffit ! Il ne faut pas que çà recommence en 2012 ! Lorsque j’ai écrit cet article, en février 2006, je gardais l’espoir que les Français, en tout cas la majorité d’entre eux, resteraient lucides face à la menace sarkozienne ! En mai 2007, le vote des Français, des couards et des poltrons en particulier, a, malheureusement, confirmé mes craintes. Allons- nous revivre la même lamentable mésaventure en avril/mai 2012, et maintenir un fou à la tête du pays ?

Quand je vois, aujourd’hui, le déferlement outrancier de la propagande en faveur de l’agité de l’Elysée et les sondages qui remontent « comme par magie » en sa faveur, -ils sont bien évidemment trafiqués pour la plupart-, je suis inquiet, car l’opinion publique étant maladivement crédule, nombreux sont ceux qui vont être influencés, alors que Sarkozy continue, en réalité, à être détesté par 70% des gens !

 

Couards et poltrons feront-ils passer l’extrême-droite UMP ?

février 2006

« Dans cette France d’avant élection présidentielle, les braillements furieux des excités encombrent la sacro-sainte télé -que nous finançons contre notre gré-. Fogiel est le plus emblématique d’entre eux, en tant que roquet aboyeur de son maître Sarkozy. Cà plaît beaucoup aux couards et aux poltrons, un électorat choyé par l’UMP, dont le vote pourrait s’avérer décisif en 2007 ! La France va-t-elle se choisir un « Berlusconi » à la française, au moment où l’Italie, elle, cherche à se débarrasser de l’escroc fasciste ?

 

Dans cet environnement tapageur, il faut une belle constance aux hommes éclairés, pour tenter de se faire entendre de leurs compatriotes. En tout cas, de ceux encore capables de comprendre, et pas totalement assourdis par ce tintamarre médiatique de l’UMP. Un vacarme permanent, relayé par ses serviteurs zélés, c’est-à-dire quasiment tous les plumitifs et autres communicateurs audiovisuels accrédités par l’agité Sarkozy, prétendant à la magistrature suprême de notre pays.

 

« Purs génies » de l’économie tueuse d’hommes

 

Depuis mai 2002, le pouvoir législatif français, majoritairement composé des députés d’extrême-droite UMP, n’a eu comme seule préoccupation, que de s’en pendre aux plus défavorisés, tout en affirmant outrageusement le contraire. Or, Chirac, Sarkozy, Villepin, c’est la même boutique. Ils font trinquer les plus faibles, mais ne s’en prennent jamais à la caste des élus nationaux et départementaux, la nouvelle aristocratie de la ploutocratie oligarchique française. Laquelle ne cesse de s’engraisser, au détriment des gens qui ont du mal à bouffer !

 

De leur côté, décomplexés, les chantres de la loi de la jungle, sont apparemment seuls autorisés à s’exprimer sur les chaînes publiques de télévision. Les « grands » prêtres actuels du dogme néolibéral, les Godet, Cohen et autre Marseille monopolisent la parole. Ils déversent sans vergogne leurs mensonges sur les bienfaits de l’ultralibéralisme à l’américaine ou à l’anglo-saxonne. Jamais un contradicteur de poids, comme Jean Ziegler ou d’autres, face à ces « purs génies » de l’économie tueuse d’hommes.

 

La plupart des Français sont moroses et pas enclins à rire comme le suggère la télécon

Pendant ce temps, les partisans de l’UMP applaudissent à toutes les régressions sociales, à toutes les répressions. Puants de certitudes, affichant une morgue méprisante, qui n’a d’égale que leur animosité, les élus de la nouvelle extrême-droite sarkozienne exigent, sans cesse, davantage de mesures contre les plus fragiles.

 

En à peine quatre ans, ces gens ont plongé des millions de Français dans la désespérance, dans l’angoisse permanente du lendemain. Emprisonnés dans d’inextricables soucis matériels, et souvent de santé, ces Français-là sont démoralisés par le déferlement sans relâche de lois iniques.

Ils n’ont sûrement pas le goût de rire, comme leur suggèrent stupidement ces émissions débiles -dites de divertissement, mais pour qui ? - où rires obligés, blagues forcées, paillettes et strass veulent faire croire à une France gaie et rieuse.

 

Ces Français, victimes de l’UMP, qui n’ont pourtant qu’une envie, celle de vivre heureux sans la tension ajoutée par l’extrême-droite sarkozienne, sont au contraire moroses.

 

Paralysés pour nombre d’entre eux par une interrogation existentielle de tous les instants, qui conduit certains au suicide, dans l’indifférence totale ! Parmi eux, les chômeurs notamment, scandaleusement maltraités par le bras armé du pouvoir, qu’est à présent l’ANPE, transformée en agence nationale pour l’élimination… des chômeurs.

 

Qui permet à de pareilles engeances d’accéder au pouvoir ?

Les médias (inféodés à ce pouvoir) martèlent quotidiennement des messages odieux, tels que : les enquêtes et reportages répétés sur les pseudo fraudes des assurés sociaux, des chômeurs, l’incitation à la délation et au flicage, etc. Le but n’est autre que de culpabiliser tout un chacun, en créant un climat de suspicion nauséabond. Lequel a fini par déstabiliser, même les esprits les plus forts, les plus lucides et les mieux préparés contre le fascisme.

 

Cette autre extrême-droite, qui prétend incarner la France, et impose une politique inhumaine, les « experts télévisuels es-policards » se gardent bien, désormais, de la qualifier par son nom. De crainte de perdre, demain, les faveurs du prince hongrois, s’il venait à monter sur le trône. Quel courage, messieurs les pseudo « journalistes » de la télé et d’ailleurs !

 

Reste que la question essentielle est : qui permet à de pareilles engeances d’accéder au pouvoir ? Bien sûr, l’électorat naturel de l’UMP, pour une bonne part composé de frustrés, d’envieux, de prétentieux à l’intellect limité, d’ambitieux très moyens, de gens peu instruits et viscéralement méchants.

 

Mais aussi, malheureusement, les couards gavés de télécon à en perdre toute aptitude réactive. Et les poltrons, pas forcément méchants, fascinés par le discours simpliste de l’extrême-droite sarkozienne ! Assisterons-nous, à cause notamment des couards et des poltrons, à la poursuite de ce climat irrespirable, après l’élection présidentielle de 2007 ?

 

La France s’apprête à choisir un « Berlusconi »

Alors que l’Italie tarde à se débarrasser de la gangrène berlusconienne, la France s’apprête à porter l’alter ego français du fasciste ultramontain à la Présidence de la République… Voilà le sort qui attend les Français en 2007, si nous ne réagissons pas vite.

 

Pourquoi ces pays, censés « évolués », semblent vouloir se livrer au pire, en ce début du XXIème siècle ? Y a-t-il une fatalité ? Non ! La réponse est plus prosaïque : dans ces deux pays, l’abêtissement et une pseudo culture en trompe-l’œil ont retiré, à une partie du peuple, sa capacité critique. Grande responsable : la télé. Formidable outil de développement des connaissances, au milieu des années 80, elle est malheureusement tombée aux mains de marchands sans scrupule, qui en ont fait une machine à abrutir.

 

Concomitamment, le désintérêt pour la politique a eu pour effet, ici et en Italie, de renforcer le poids électoral des poltrons et des couards, incapables de discerner le bien du mal. Incapables de reconnaître le politicien escroc ou bandit du militant désintéressé.

 

L’embrigadement insidieux des esprits les plus faibles par l’extrême-droite UMP

Or, nous sommes entourés par ces poltrons, qui servent de socle à ce pouvoir imbécile et dont, à son tour, il se sert pour se maintenir électoralement. Il suffit d’écouter les gens autour de nous : au café, au travail, au stade, entre amis, chez vous, au cours d’un repas de famille.

 

A notre grand dam, Sarkozy parvient à séduire, y compris des proches. C’est très inquiétant. L’embrigadement insidieux des esprits les plus faibles, par l’extrême-droite UMP, est bien perceptible. Malheureusement, les militants humanistes, qui luttent pour l’avènement d’une société plus juste, le savent.

 

Ceux qui subissent de plein fouet les conséquences de ce nouveau fascisme, porté son leader Sarkozy, sont, la plupart du temps, les mêmes, -pour la plupart de condition modeste-, qui consomment sans modération ce déferlement de programmes indigestes, qui les enferment peu à peu dans une crétinerie bétonnée. Ils n’ont pas conscience, que ce système fric à outrance insulte en permanence leur intelligence humaine, et broie leur faculté cognitive !

 

Pour ne pas subir la propagande de l’extrême droite UMP : éteignez vos télés

La Pensée politique a été balayée, depuis 20 ans, par le discours indigent des politiciens bateleurs, à la Chirac, pré-formaté par des conseillers, autoproclamés experts en communication. Parallèlement, en assassinant la presse pluraliste, ils ont créé, de toutes pièces, un système d’information bidon, avec des pantins orgueilleux et suffisants pour le servir.

 

Pour entendre un son de cloche différent, il ne reste que les réseaux libres d’Internet et quelques îlots frondeurs à la télé, comme les Guignols de Canal+ et, bien sûr, le très précieux Canard Enchaîné, pour la presse écrite. Comme au moment du référendum sur la Constitution Européenne, en mai 2005, c’est à partir de ces médias (encore libres…), que se cristallisera la réaction contre l’extrême-droite UMP.

Alors en attendant, connectez-vous et faites connecter sur les réseaux d’info libre sur le net. Eteignez votre poste de télé. Faites-le éteindre aux plus modestes. Aujourd’hui, la télé, c’est uniquement la voix de Ses Maîtres : un poison déversé par le gouvernement et le MEDEF. La télé des dix dernières années est à l’image du règne de la chiraquie : un pouvoir crétin entre les mains d’« inculturés ». Voilà pourquoi, elle est une drogue dangereuse pour la santé psychique, mentale et intellectuelle des personnes, dépourvues d’un minimum de sens critique.

Sarkozy piaffe d’impatience d’en faire baver à tous…

 

A fortes doses, la télé annihile les propensions naturelles au développement intellectuel. Elle plonge rapidement l’individu dans un état de dépendance, susceptible de le mener droit à la dépression nerveuse et au suicide, s’il venait à en être privé. Or, les plus vulnérables, parce que les plus accrocs à ce poison télévisuel, sont précisément les victimes du rouleau compresseur de la machine à faire du fric UMP.

 

Ceux qui, théoriquement, devraient être à 99% en première ligne contre l’inquiétant Sarkozy et risquent, au contraire, de faire basculer la France dans le chaos en 2007 !

 

L’apprenti dictateur et sa cohorte, eux, piaffent d’impatience d’en faire baver à tous ceux qui ne feront pas acte d’allégeance. Nous serons très nombreux dans ce cas.

Avez-vous remarqué comme ils -l’UMP et ses serfs- s’approprient la pensée des Français ? Sarkozy et ses troupes s’en réclament à tout bout de champ. Ils parlent en notre nom, comme s’ils étaient nous. Serions-nous, finalement, à leurs yeux, tous des couards et des poltrons (sans le savoir) qui, tôt ou tard, mettront un genoux à terre, avant de courber l’échine ? »

Sarkozy réélu président en 2012 ?

 

Allons-nous revivre la même déconvenue en 2012 ? La France ne s’en remettrait pas ! Ce se serait un drame pour les Français, en particulier pour les plus exposés au fascisme sarkozien !

 

A moins qu’une telle catastrophe ne permette la survenue d’une salutaire et salvatrice révolte généralisée et débarrasse enfin la France des scories de ce régime immonde !

Verdi

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25 novembre 2011 5 25 /11 /novembre /2011 17:04

“Les barons appellent toujours à la discipline ceux qu’ils piétinent”

Disons les choses clairement : j’ai avalé des couleuvres, supporté des insupportables et ai toujours voulu être du côté de la proposition constructive. Les actes internes qui contredisent nos principes de base doivent être dénoncés. À la lecture de blogueurs/militants comme Marc Vasseur (ici ou ) ou Isaway, on constate que ce “ras-le-bol” est assez généralisé dans les partis politique français.

Si je pars d’une situation personnelle actuelle (j’y reviendrai plus bas), c’est le cumul des expériences, la succession ininterrompue du spectacle de la médiocrité politique, qui préparait ce moment.

 

Un constat de départ : le PS n’est pas un parti de militants issus de toute la diversité de la société, mais un parti d’élus. Résultat, l’appareil ne sert plus en premier lieu les intérêts de la base, mais d’abord ceux des élus, et parmi eux, des plus puissants.

Les “barons” sont ces grands élus locaux, souvent cumulards, qui sont également des hommes d’appareil. Appareil qu’ils maîtrisent parfaitement pour leurs intérêts personnels (et cela dépasse largement le cadre électif), au moins dans leur région ou leur département.

 

Ainsi, au sein du PS (du reste, comme dans les autres formations politiques), ne croyez pas que le choix des candidats à telle ou telle élection émane toujours des militants. Si c’est souvent le cas, conformément alors aux statuts et au règlement intérieur de cette formation politique, c’est régulièrement le fait de ces seuls barons (sauf à être inquiété par une direction nationale qui leur serait opposée).

Militant depuis une dizaine d’années, j’ai une certaine expérience de ce que sont les batailles d’appareils en amont d’élections ou de congrès socialistes. Après être passé au MJS, j’ai eu la chance de vivre de près la campagne présidentielle de 2007 en étant collaborateur du codirecteur de campagne d’alors, Jean-Louis Bianco (1) ; le malheur de vivre d’aussi près le congrès de Reims (2). J’ai participé depuis à plusieurs campagnes d’élections intermédiaires :européennes en 2009, régionales en 2010, cantonales en 2011.

 

Chaque fois, ce sont les manœuvres d’appareil qui ont désigné nos candidats (3). Chaque fois, ce sont les militants sincères qui ont été évincés. Chaque fois, ce sont des talents qui ont été écartés jusqu’à s’en aller d’eux-mêmes d’un parti qu’ils jugeaient “pourri jusqu’à la moelle”. Des départs qui sont bien souvent souhaités par les “apparatchiks” : Moins il y en aura (de militants sincères), plus tout pourra se teinter de l’illusion démocratique et s’emplir del’arrangement de l’entre-soi.

Je connais bien ces manœuvres et les désapprouve. Ainsi, n°2 de la fédération du PS du Gard, je lutte -le mot n’est pas excessif- pour un changement des pratiques. Bien sûr, je continue de mener des campagnes de terrain, d’être actif dans l’opposition nîmoise -combat essentiel-, de participer -dans l’ombre- à la rédaction de programmes électoraux nationaux ou locaux. Reste un souhait : celui de mener campagne sur mon nom, puis être élu pour mettre en actions les principes auxquels je crois et en pratique les propositions que je formule.

 

Le blocage est là. Les barons sont ravis de votre présence pour mener leurs campagnes ou pour rédiger les programmes, mais ils refusent que l’on puisse “émerger” si on est extérieur à leurs pratiques. Personne ne doit leur faire d’ombre. Ils nous accusent des pires maux, souvent publiquement et dans la presse (4). Ils nous traitent “d’intellos” ou, par de formidables contorsions intellectuelles -ils n’ont jamais peur du ridicule-, d’apparatchik (!).

 

Dans leurs “territoires”, le renouvellement et la diversité votés lors de la convention sur la rénovation en juillet 2010 n’ont pas de valeur. S’il faut quelques jeunes, blacks ou beurs, ce seront certains de leurs fidèles qui ne sauraient sortir du rang. Ou quelques figures qu’ils exposeront pour l’affiche, dans des zones ingagnables ou à des postes sans enjeu.

 

Cette réalité n’est pas surprenante mais n’en reste pas moins insupportable. Un ami blogueur et militant, Romain Pigenel, l’écrit très justement : “L’idéalisme militant se heurte à un constat simple : les partis sont des organisations humaines et, en tant que tels, sont travaillés par des logiques et des tensions communes à toutes les organisations humaines. Ambitions. Arrangements. Passe-droits. Combines. Haines personnelles. Cliques et bandes. Oligarchies internes. Etc.”

 

C’est parfaitement exact. Néanmoins, ce constat ne justifie pas l’adhésion. C’est pourquoi il ajoute : “Pour changer le monde, il faut commencer par le prendre tel qu’il est (…) Quitter un parti par rejet d’individus ou de pratiques, c’est laisser le champ libre à ces individus, et à ces pratiques, et finalement manquer à ses idéaux”.

Là encore, nous sommes d’accord. Mais ça ne suffit pas. Les barons ne cessent de tout faire pour nous conduire à la sortie…

 

Et on ne se bat pas à armes égales. Quand on fait adhérer par conviction quelques personnes, les barons font adhérer en masse des “alimentaires”, des salariés de leur collectivité, tout à fait extérieurs au parti et par ailleurs tout à fait honnêtes, mais qui voteront en interne dans le sens souhaité par leur patron. Voilà une façon de biaiser un vote militant. Quant aux scrutins de listes, il suffit aux barons de vous en exclure -si vous êtes candidats-, tout en intégrant quelques noms peu “gênants” -qui ne leur font pas “d’ombre”- et pouvant satisfaire le plus grand nombre.

I

l y a mieux : l’utilisation de la parité et des partenaires politiques (5). Je viens d’en être la victime en ayant formulé l’été dernier le souhait d’être candidat à la candidature -au vote militant- pour les élections législatives à Nîmes en juin 2012.

Alors que les secrétaires de section, les militants concernés et les instances fédérales du PS avaient demandé par une majorité très claire -pour ne pas dire la quasi-unanimité- de laisser les deux circonscriptions législatives nîmoises au PS, une des deux a été donnée à Europe Écologie – Les Verts (EELV), l’autre a été féminisée. N’étant ni à EELV, ni une femme, je suis donc dans l’incapacité totale de seulement candidater devant les militants, même si le travail de terrain de notre section est reconnu par tous. Malgré quelques adhésions douteuses de leur part, les barons locaux me savaient capables d’emporter un scrutin interne et l’ont donc empêché. Ça a le mérite de la simplicité et de la clarté.

 

Pourtant -ils le savent-, donner une circonscription nîmoise à EELV alors que le PS se reconstruit (6) obère sérieusement la reconquête de la municipalité en 2014. Les secrétaires de section l’avaient rappelé, sans succès.

Sans parler de la pertinence d’un tel accord, plus que contestable : le programme de fond est occulté et la dynamique unitaire est inexistante. Il offre plus de 60 circonscriptions à un EELV qui pourra néanmoins présenter des candidats contre nous sur toutes les autres circonscriptions, qui n’hésite pas à reprendre le nom de notre ancienne candidate comme adjectif dévalorisant, à qualifier notre candidat actuel de potiron qui a pris le melon, à comparer les socialistes à des marionnettes et à juger notre projet archaïque.

 

Mais qu’en est-il du libre choix des militants ? “On s’en fout” disent les barons. Le travail de terrain ? “Ça sert à rien” répètent-ils. La rénovation du PS votée en 2010 ? “On s’en contre-fout” affirment-ils. Dans le Gard, sauf surprise, il n’y aura aucun renouvellement, aucun respect du non-cumul, aucune diversité. Rien.

Sans vouloir généraliser, tout cela est néanmoins transposable à de nombreux départements. Cette situation étant donc plutôt “banale”, on imagine comme il devient compliqué de renouveler notre classe politique. Et si “renouvellement” suppose “compromission” et trahison de ses idéaux, alors autant laisser tomber.

Ces pratiques ne cessent de creuser le fossé entre citoyens et élus. Un peu d’espoir : comme dit un ami en détournant un proverbe africain, “ils ont la montre mais on a le temps”.

Quant à la phrase qui ouvre cette note (son titre), elle prévient ce que l’on va me reprocher : On dit toujours à ceux qui l’ouvrent qu’ils doivent se taire faute de quoi il font le jeu de l’opposition. Et c’est ainsi que d’année en année, de scandale en scandale, on réduit au silence au nom de la discipline ceux qui voudraient faire de la politique de manière droite et responsable. Le parti n’a pas besoin de moi, ni de ceux qui sont encore lucides et qui dénoncent, pour être affaibli. Rien ni personne ne l’affaiblissent autant que ces méthodes et ceux qui les emploient.

Nicolas Cadène

Notes :

1 ”Grand élu”, qui n’a rien d’un baron puisqu’il est tout à fait extérieur -fait rare- à l’appareil et n’a été élu que sur son travail de terrain.

2 Auprès de Ségolène Royal et, à l’époque, Vincent Peillon, François Rebsamen, Gérard Collomb, Manuel Valls, Patrick Mennucci, Julien Dray, Éric Andrieu et beaucoup d’autres

3 Aux élections comme aux instances internes de notre parti.

4 Rarement en leur noms propres, préférant l’anonymat ou les “portes-flingues”

5 Europe Écologie Les Verts -EELV-, PCF, PG, PRG, MRC.

6 À Nîmes, au sein de la gauche, le PS est “derrière” le PC.

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25 novembre 2011 5 25 /11 /novembre /2011 17:01

 


Les 6 indécisions de Sarkozy

juan Sarkofrance

« Ma responsabilité, c'est de tenir le cap ». Ainsi s'exprimait Nicolas Sarkozy devant quelques centaines de maires de France, mercredi dernier.

Nous avions le tournis.

Toute la soirée de mercredi soir, sur LCI, un journaliste répétait à chaque flash d'information une nouvelle terrifiante pour quiconque croyait encore que Nicolas Sarkozy était ce modèle fait de rocher qui nous guide dans la tempête malgré les secousses: le Monarque avait changé d'avis sur le droit de vote des étrangers. Reniement ou indécision ?

Et ce n'était pas tout.


Sarkozy est indécis...
... sur le droit de vote des étrangers
Mercredi, le président français s'était encore renié. Il n'avait pas honte, il l'a fait devant 2 ou 3.000 des 36.000 maires du 94ème congrès des maires de France. En 2005, pour troubler à gauche, il avait déclaré soutenir le droit de vote aux élections locales pour les étrangers extra-communautaires. En 2011, pour satisfaire sa droite « populaire », il se déclare être opposé droit de vote aux élections locales pour les étrangers. Sarkozy serait-il indécis ?

Le timbre bas, la voix faussement calme, il a critiqué, de sa petite estrade élyséenne, la proposition socialiste examinée au Sénat d'élargir le droit de vote aux élections municipales : « Une telle proposition me paraît hasardeuse. Elle présente le risque de diviser profondément les Français au moment, où plus que jamais, nous avons besoin de nous rassembler. (...) Le droit de voter et le droit d’être élu, dans nos territoires, doit demeurer un droit attaché à la nationalité française ». « Je suis très attaché à ce que notre Constitution n'aille pas au-delà, parce que je crois que le droit de voter et le droit d'être élu, dans nos territoires, doivent demeurer un droit attaché à la nationalité française ».


Sarkozy est indécis...
... sur son plan de rigueur.
Mardi, François a annoncé qu'il renonçait au quatrième jour de carence d'indemnités maladie pour les salariés malades du secteur privé. François Fillon ne décide rien, ne refuse rien qui n'ait été approuvé par le Monarque.

Nicolas Sarkozy seul décide. Rappelez-vous. C'est le chef, le président qui décide dans l'adversité. On n'oserait croire que François Fillon ait eu une quelconque autonomie dans ce revirement si soudain.

Quelle indécision ! Sarkozy venait d'annoncer la mesure qu'il l'annule déjà. On applaudit.


Sarkozy est indécis...
... sur son plan de rigueur... (Bis)

Autre taxe, autre abandon. Il n'a fallu que 10 jours à Nicolas Sarkozy pour lâcher un autre prélèvement né des exigences de la rigueur: la taxe qui devait s’appliquer sur les factures hôtellières supérieures à 200 euros la nuit pour compenser l'abandon d'une autre taxe annoncée cet été sur les parcs d'attraction a été abandonnée ...

La séquence fut délicieusement illustrative de l'état de déshérence dans lequel vivote la Sarkofrance.

Comme le notait le site Lobbycratie, « Après avoir rencontré le secrétaire d’Etat à la consommation, aux PME et à plein d’autres choses, Frédéric Lefebvre, les représentants de l’hôtellerie de luxe avaient indiqué que cette taxe était abandonnée. Il est amusant de voir que le même sous-ministre avait lequel ils se sont entretenus est le même qui a fondé le cabinet PIC Conseil, propriétaire de parts dans l’agence de lobbying “Domaines publics”. Or, Domaines publics, parmi les secteurs d’activité qu’ils représentent, travaille depuis quelques temps pour l’hôtellerie de luxe. »

Finalement, sur cette taxe, Nicolas Sarkozy était indécis.


Sarkozy est indécis...
... sur l'Europe. Il a beau répété, rabâché qu'il faut davantage de gouvernance européenne, il reste l'otage des décisions d'Angela Merkel. Il ne sait plus comment faire. Il est « ennuyé ». « Rien n'est fait. On est loin. On n'a pas d'accord pour l'instant» a expliqué un conseiller élyséen.

Angela Merkel a bien eu quelques sueurs froides, jeudi, quand son Etat n'a pas réussi à lever les 6 milliards d'emprunts dont il avait besoin, la chancelière reste maîtresse du jeu en Europe. Elle est arrivé en retard, ce jeudi, pour ce micro-sommet franco-allemand-italien improvisé à Strasbourg. Une panne d'avion. A Strasbourg, l'Europe est de toutes façons restée en panne. Merkel a refusé qu'on touche à l'indépendance de la BCE. Ailleurs en Europe, et surtout en France, on espérait que la BCE pourrait acheter quelques centaines de milliards de dettes souveraines si les « marchés » se mettaient à douter. Mais Angela a refusé.

Alors Sarkozy se satisfait de peu, de petit, de très petit. Arnaud Leparmentier, du Monde, est ironique: « Malgré tout, le président français estime avoir obtenu une petite victoire, en parvenant à ce que les dirigeants ne commentent les décisions de la BCE ni en positif ni en négatif.» Pour compenser son immobilisme, il s'agitera sur une estrade, la semaine prochaine, à Toulon. Il paraît que ce sera un clin d'oeil très appuyé à un précédent - et pourtant terrifiant - discours au même endroit en septembre 2008. A l'époque, il avait de grands mots, nous avions « Sarko le gaucho » qui allait nous sauver du méchant monde de la finance. Jeudi, quand la nouvelle fut connut, le sénateur-maire de la ville, et ancien ministre de Sarkofrance, Hubert Falco, déclara: «Toulon a déjà reçu le président pour un discours sur la crise en 2008. C'est une ville qui lui porte chance».

Ces gens ont de l'humour.


Sarkozy est indécis...
... sur Eva Joly. Depuis trois jours, le microcosme politique s'est agité sur les états d'âmes d'Eva Joly. La candidate écologiste avait provoqué la stupeur de son camp en hésitant à reconnaître qu'elle appellerait à voter Hollande au second tour, avant de se raviser quelques heures plus tard. Elle y perdit son porte-parole de campagne. A droite, ces bisbilles ont déclenché des réactions aléatoires, confuses ou contradictoires. L'isolement d'Eva Joly prive l'Elysée l'un de ses arguments favoris, prétendre que François Hollande serait otage de prétendus « Khmers verts ».

Habituellement, l'Elysée et Sarkozy en tête livrent les bons éléments de langage pour tacler l'opposition. Sarkozy fait campagne en coulisses, mais les argumentaires sont clairs et rodés à chaque réunion à l'Elysée. Mais depuis mercredi, c'est la confusion. L'UMP ne sait plus quoi dire. Les habituels perroquets s'agitent dispersés.

L'UMPiste « populaire » Lionnel Luca était ravi de ses bisbilles: «Merci Eva, continue le combat ». Il n'avait pas vu le danger. Jean-Pierre Raffarin a préféré souligné l'isolement d'Eva Joly, notant une prétendue « grave crise de confiance » entre la candidate verte et l'état-major d'EELV. A l'inverse, jeudi matin, Laurent Wauquiez louait la « sincérité » d'Eva Joly contre «l'indécision » de François Hollande. Il se trompe. C'est plutôt la fermeté du second qui a agacé la première. Et pour appuyer son raisonnement erroné, le jeune protégé de Nicolas Sarkozy vire au mensonge : « L'indécision de Hollande tourne au capharnaüm» et l'accord PS-EELV, « un gigantesque foutoir ». L'accord EELV/PS est pourtant clair, connu et public. Mais Wauquiez voulait sans doute se plaire à entretenir le flou.


Nicolas Sarkozy est indécis...
... sur sa candidature.
S'il fallait prendre au mot le Monarque, on ne peut que se résoudre à l'évidence. Nicolas Sarkozy hésite à être candidat. Sinon, il aurait pu l'annoncer. Un truc simple, « oui, j'ai envie de continuer ». Mais non, il préfère dire ou laisser dire qu'il attendra mars pour se déclarer. Il n'y a donc que deux options. Soit il hésite encore... ce qui ce serait curieux pour quelqu'un qui témoigne d'autant d'énergie pour faire campagne. Soit il s'est décidé mais le cache encore pour éviter l'épreuve d'une campagne... Et alors, nous sommes dans le mensonge ou l'hypocrisie.

Au choix.

Nicolas Sarkozy sera-t-il tenu par le programme présidentiel de l'UMP ? interrogea la journaliste Raphaëlle Duchemin ce jeudi matin. Wauquiez bafouilla son esquive : «Ce que je sais, c'est que Nicolas Sarkozy n'est pas dans l'indécision ».

Vraiment ?

Laurent Wauquiez est un sacré farceur !

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24 novembre 2011 4 24 /11 /novembre /2011 09:40

 


Sarkozy, le président qui se croyait encore en 1960.

Mardi 23 novembre, Nicolas Sarkozy célébrait les 50 ans du Centre National d'Etudes Spatiales (CNES). A priori, l'évènement n'est que protocolaire. On pouvait même légitimement s'interroger sur l'intérêt immédiat qu'avait le président français à mobiliser l'une de ses demi-journées à Toulouse alors que les marchés financiers étaient à nouveau secoués par de nouvelles menaces d'agences de notation.

Sarkozy, 1960
En fait, l'opération n'était qu'électorale. Toute la semaine dernière, médias et UMP ont amplifié la négociation difficile de l'accord EELV-PS pour le prochain scrutin législatif. S'afficher sur l'un des symboles de l'excellence industrielle de l'héritage gaulliste était une occasion de communication privilégiée pour notre Monarque. On avait d'ailleurs installé une tente immense. Pour 25 petites minutes de discours. Quand il faut célébrer, on ne compte plus en Sarkofrance !

Evidemment,
le Monarque évoqua le nucléaire, pour mieux fustiger indirectement son adversaire François Hollande avec des formules lénifiantes: « J’ai la tristesse d’entendre de plus en plus de discours remettant en cause l’idée même du progrès. C’est un sujet grave car il implique un secteur industriel tout entier, des centaines de milliers d’emplois. Il doit y avoir un consensus lorsque l’intérêt de la nation est en cause. Engager la France sur cette voie, vos enfants le paieraient très cher. »

Ses conseillers lui ont ajouté un autre déplacement en urgence, ce vendredi, pour re-parler de l'atome. Il faut battre le fer pendant qu'il est chaud.

La conquête spatiale est un sujet évident et porteur pour qui veut paraître président. Nicolas Sarkozy, ce mardi, croyait endosser les habits de John F. Kennedy: « L'espace contient les clés de notre futur sur terre. Depuis 50 ans, l'espace est un élément déterminant du rayonnement de la France en Europe et dans le monde ». On pouvait rire devant le ridicule de la situation, l'incongruité de la posture.

Nicolas Sarkozy était totalement anachronique, hors sol et hors d'âge. Il nous parlait de conquête spatiale comme si nous étions encore en 1960, au beau milieu des Trente Glorieuses.


Sarko-dette, 2011
Il aurait mieux fait de s'occuper de son Triple A. L'écart de taux d'emprunts entre les obligations françaises et allemandes depuis une semaine préoccupe même les agences de notation. Mardi, l'agence Moody's a semé le trouble dans les marchés en s'inquiétant du renchérissement des emprunts français: « les perspectives de croissance économique et la crise de la dette européenne - qui échappent tous deux au contrôle total du gouvernement -sont des facteurs de risque importants pour le bilan du gouvernement. » Mercredi, c'était au tour de l'agence Fitch, propriété du Français Marc Ladreit de Lacharrière, de s'inquiéter à son tour: « Le AAA de la France serait en danger », en cas d'intensification de la crise. Notons que Fitch avait été pourtant plus indulgente que ses consoeurs avec les Etats-Unis, dont elle a maintenu le Triple A.

Mais Sarkozy s'en fiche. Mercredi, son conseil des ministres adoptait quelques mesures contre la récidive des mineurs délinquants,
dernière instrumentalisation en date d'un horrible fait divers. Et La crise financière pouvait bien attendre quelques heures. Ce jeudi, il rencontre Angela Merkel et Mario Monti, l'ancien conseiller de Goldman Sachs devenu président du Conseil italien la semaine dernière.Il paraît qu'il va montrer le nouveau visage du leadership européen. On craint le pire.

Marc Touati, directeur de la recherche d'Assya Compagnie financière, expliquait
lundi dernier dans les colonnes du Monde combien la politique économique et budgétaire de Sarkofrance souffre de courte vue électorale: « Le but des plans de rigueur est de repousser l'échéance de six mois, après l'élection présidentielle. Ainsi, on ne prend pas la bonne méthode. La hausse des impôts apporte des liquidités à court terme dans les caisses de l'Etat mais elle casse la croissance : à moyen terme, nous perdrons ce que nous aurons gagné. Les marchés, qui prêtent aux Etats, ne demandent pas du marketing - un plan tous les trois mois - mais une stratégie durable ».

Le temps du Monarque n'est pas celui des marchés. Sarkozy se transforme en un de Gaulle rétréci et régressif. Comme si le monde n'avait pas changé, il pense imposer son agenda aux autres.


Drague ou trouille ?
Mercredi, le Monarque a invité quelques 3.0000 maires de l'Association des Maires de France à l'Elysée. Il les a choisi. Ce buffet courtisan ne sera pas décompté des frais de campagne du candidat Sarkozy, puisqu'il a décidé de n'officialiser sa candidature qu'à la veille du premier tour. La moitié des invités ont décidé de boycotter l'opération électoraliste du candidat Nicolas.

D'autres ont expliqué que Sarkozy avait la trouille. Le Monarque n'est pas venu, en effet, au 94ème Congrès de l'AMF qui se termine ce jeudi Porte de Versailles. Sarkozy a le temps d'aller à Toulouse pavaner devant une assistance silencieuse et choisie.

Mais il a snobé le Congrès, comme en 2009. L'an dernier, sa venue avait été sévèrement encadrée au point d'empêcher la moitié des participants d'assister à son intervention, rappelait
un journaliste de RMC. Mardi, François Fillon a été dépêché sur place pour annoncer un joli et opportun cadeau: l'enveloppe de prêts publics pour les collectivités en 2011 2011 sera portée de 3 à 5 milliards d'euros. « Nous avons mobilisé trois milliards d'euros (…) pour permettre de financer à la fin de 2011 et au début de 2012 les projets d'investissements des collectivités et des hôpitaux publics. J'ai bien entendu vos inquiétudes et je vous indique que nous sommes prêts dès aujourd'hui à porter à 5 milliards ce montant.» En revanche, pas touche au gel des dotations prévu dans la loi de finances: «L'effort relève d'abord de l'État, et nous l'assumons à travers l'un des budgets les plus rigoureux depuis l'après-guerre. Cet effort ne peut pleinement réussir que s'il engage aussi toute la nation, à tous les niveaux. Dire cela, c'est en appeler à une prise de conscience générale et à un sursaut national.» S'endetter plus pour dépenser plus ? Curieux slogan de fin de mandat...


Comme toujours, Nicolas Sarkozy n'était pas là pour assumer ses décisions. Une sénatrice et maire socialiste, François catron, a ainsi commenté l'attitude présidentielle: « Le congrès des maires se situerait à l’autre bout de la France, j’arriverais peut-être à comprendre, mais là on est à peine à 10 minutes du Palais de l’Elysée, donc ça ne va pas lui perturber son emploi du temps. Les maires se sentent méprisés. On les a montrés comme étant trop nombreux, trop dépensiers, incompétents… alors que la majorité des maires sont pratiquement des bénévoles, dévoués à leur commune, à leur territoire, et ils ressentent ça comme une insulte. Nicolas Sarkozy sait qu’il y a ce divorce-là, et il n’ose pas venir les affronter, parce que je crois qu’il ne les comprend pas ; c’est ça qui est terrible ».

Oui, c'est ça qui est terrible

Juan Sarkofrance

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23 novembre 2011 3 23 /11 /novembre /2011 21:55

Projet UMP : une déclaration de guerre sociale

jlm

Communiqué de Jean-Luc Mélenchon

Le projet économique et social de l'UMP présenté ce soir est une déclaration de guerre contre les travailleurs et le peuple.

Malgré les euphémismes, l'UMP propose en fait de mettre fin au principe de la durée légale du travail en renvoyant à des négociations de branches ou d'entreprises. L'UMP propose ainsi un retour à la situation d'avant 1919 et la loi sur la journée de 8 heures. Bel exemple de modernité pour un parti qui ne cesse de critiquer le supposé archaïsme de la gauche !

C'est une attaque frontale contre les droits des salariés. Et l'UMP ne s'arrête pas là ! Sa proposition de "fiscalité anti-délocalisation" cache bien mal le retour de l'injuste TVA sociale. La proposition de rendre dégressive les allocations chômage frapperait durement les 2,5 millions de chômeurs aujourd'hui indemnisés.

Au lieu de s'attaquer à la finance, les serviteurs de Sarkozy s'en prennent au peuple. C'est une conception très particulière du "courage", thème de la convention UMP d'aujourd'hui.

Face à la crise, le courage est du côté de ceux qui résistent à la finance pour rassurer les productifs. Il est du côté du Front de Gauche.

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23 novembre 2011 3 23 /11 /novembre /2011 20:54

A l’heure de l’austérité le Danemark choisit la relance

Le nouveau gouvernement danois de gauche et centre-gauche, entré en fonction début octobre, a présenté hier, après trois semaines de tractations politiques avec son principal parti de soutien l'Alliance Rouge-Verte, son projet budgétaire pour 2012. Il sera maintenant débattu au Parlement.

La campagne pour les élections législatives du 15 septembre 2011 s'était majoritairement concentrée sur les propositions économiques faites par les différents partis politiques pour sortir le Danemark d'une crise économique matérialisée par une croissance faible voire négative, un déficit public croissant et un chômage anormalement haut (il reste néanmoins en dessous de 5%, soit à un niveau de plein-emploi). Dans ce contexte, le projet de budget de la nouvelle coalition gouvernementale, dirigée par la sociale-démocrate Helle Thorning Schmidt, mais qui comprend également les radicaux de gauche et le parti populaire socialiste, était très attendu. A l'heure où de nombreux pays européens ont choisi la voix de l'austérité, le Danemark cherchera à lui à relancer la machine économique par l'investissement public.

Un projet axé sur la relance de l'économie :

A l'heure de son entrée en fonction, Helle Thorning Schmidt avait affirmé sa volonté de mettre en œuvre le plan de relance de l'économie présenté durant sa campagne, basé sur un investissement public de 10 milliards de couronnes, soit 1,35 milliards d'euros, et un recentrage de la fiscalité, sur le capital. Ce plan devrait à terme créer 20 000 nouveaux emplois selon la Première Ministre, et ramener le déficit public au dessous de la barre des 3% préconisée par le Pacte Européen de Stabilité et de Croissance d'ici 2013 grâce à une stimulation de l'activité économique.

Le budget final, dévoilé dimanche,s'inscrit dans cette optique. Il comprend des dépenses publiques importantes, concentrées dans les domaines de l'éducation, de l'emploi et de l'environnement. Pour le financer, une augmentation de la taxation des grandes entreprises a été décrétée, ainsi qu'une augmentation de la TVA sur l'alcool, les sodas, et les graisses. Ce budget est même plus à gauche qu'attendu au départ, et ce en raison du rôle clé joué par l'Alliance Rouge-Verte dans les négociations.

Un budget influencé par l'Alliance Rouge-Verte :

Au pays des gouvernements minoritaires, le rôle joué par les partis d'opposition au Parlement dans la politique du gouvernement est important. Les trois partis de la coalition actuelle ne possède que 77 sièges au Folketing, loin des 90 requis pour obtenir une majorité simple. Dans cette optique, le soutien de l'Alliance Rouge-Verte et ses 12 sièges est essentielle dans le but d'espérer obtenir une majorité (le vote restant sera aisément obtenu parmi les 4 parlementaires représentant les Iles Féroé et le Groënland, administrés de façon indépendante mais qui appartiennent toujours au royaume danois). Et le moins que l'on puisse dire, c'est qu'elle l'a négocié au prix fort, et ce d'autant plus que le Parti Libéral, autre soutien potentiel, a montré son agacement au cours des négociations et menacé de ne pas voter un budget taxant de façon excessive les entreprises. « Pour que nous votions le budget, il devra être beaucoup plus social et écologique qu'il ne l'est aujourd'hui. Nous serons constructifs mais également très fermes au cours des négociations. », avait confié la porte-parole du parti, Johanne Schmidt-Nielsen au journal Politiken, à l'amorce des tractations début novembre. Force est de constater qu'elle a été entendue, puisque la majorité des revendications de l'Alliance ont été reprises.

Au niveau de l'éducation, la diminution de la taille des classes dans l'enseignement secondaire était un cheval de bataille du parti. Le budget proposé lui consacre la moitié des 240 millions de couronnes (32,5 millions d'euros) dédiés à l'éducation. L'autre moitié sera destinée à l'enseignement professionnel, à la création de 1500 nouveaux postes de professeurs et à l'augmentation du montant des aides aux étudiants.

L'Alliance Rouge-Verte est également en faveur d'une forte politique de protection et de réinsertion des chômeurs, qui se font de plus en plus nombreux dans le pays. Le projet budgétaire fait la part belle aux demandeurs d'emplois, en attribuant 200 millions de couronnes (soit 27 milliards d'euros) à la formation professionnelle des chômeurs, quel que soit leur niveau de qualification, et en prolongeant la période d'obtention des allocations chômage de six mois.

Sur le plan fiscal ce parti socialiste-écologiste s'est toujours opposé à une forte taxation du bénéfice des entreprises. L'augmentation de l'impôt sur les bénéfices mise en place par ce plan budgétaire, et qui devrait rapporter, selon le gouvernement, 652 millions de couronnes (84 millions d'euros) est la mesure phare d'une politique fiscale axée sur la taxation du capital. Le dumping social exercé par des multinationales étrangères, contournant le paiement d'impôts sur les bénéfices, sera férocement combattu. En effet, comme souhaité par l'Alliance Rouge-Verte, une unité spéciale rattachée à l'inspection du travail sera créée afin de repérer et sanctionner les entreprises étrangères ne respectant pas la législation danoise en termes de fiscalité et de droit du travail.

Enfin, la forte sensibilité écologique du parti de Johanne Schmidt-Nielsen semble avoir imprégné le projet budgétaire qui prévoit des dépenses de 40 millions de couronnes (5,4 millions d'euros), destinées à assurer l'assainissement de l'eau. Copenhague avait, rappelons-le, souffert à l'automne dernier d'un manque d'eau potable suite à la contamination d'une partie du réseau d'eau de la ville par la bactérie E-Coli, certainement due aux graves inondations subies en juillet. En outre, un plan de 500 millions de couronnes annuels (67,4 millions d'euros) sur deux ans, prévoit la rénovation de nombreux logements, rendus plus écologiques.

Un budget très critiqué :

Alors qu'il a longtemps été de coutume pour l'opposition de valider le budget de la majorité, le plan a, cette fois-ci, été très critiqué par la droite. Celle-ci a d'abord fustigé des dépenses irresponsables en temps de hausse du déficit public, oubliant un peu vite que le plan de « Croissance durable » proposé lors de la campagne par le premier ministre libéral sortant Lars Lokke Rasmussen prévoyait un montant identique de dépenses publiques.

Mais c'est contre la suppression des déductions fiscales pour les retraites privées, et surtout la taxe sur les graisses, que se sont insurgés les partis d'opposition. Alors que les exportations du pays sont en baisse en raison de la mauvaise passe économique traversée par ses partenaires commerciaux européens, le fait de pénaliser encore plus un pouvoir d'achat qui a déjà diminué de 0,8% depuis le début de l'année 2011 inquiète. « Il sera plus cher d'être un danois au quotidienLes mesures prises par le gouvernement ne permettront pas de stimuler la consommation privée, dont le faible niveau actuel est un problème majeur pour notre pays. », a confié dimanche au Politiken, Peter Christensen, porte-parole du comité des finances du groupe parlementaire du Parti Libéral. Sur ce point, une étude menée par la banque Nordea a révélé que la taxe sur les graisses pourrait coûter chaque année 450 couronnes (soit 60 euros) aux ménages danois allouant un budget annuel de 32000 couronnes (4000 euros) à l'alimentation.

Loin de faire consensus, aussi bien au sein de la classe politique que du peuple danois, le budget devrait néanmoins être adopté par le Folketing grâce à l'assurance du soutien de l'alliance Rouge-Verte. Ce sera alors l'occasion pour un gouvernment déjà de plus en plus impopulaire de lancer pour de bon sa politique gouvernementale. C'est le point positif retenu dimanche par le ministre des finances Bjarne Corydon, qui soulignait un pas important réalisé dans l'accomplissement du programme gouvernemental.

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