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24 mars 2013 7 24 /03 /mars /2013 17:50

« Nous venons de vivre une semaine noire pour la démocratie.  En trois jours, Jérôme Cahuzac a été forcé à la démission après qu’on eut appris que l’enregistrement révélé par Mediapart concernant la possession d’un compte en Suisse était bien celui de sa voix ; l’appartement parisien de la présidente du FMI était perquisitionné dans le cadre de l’enquête sur les arbitrages Tapie, et Nicolas Sarkozy était mis en examen, notamment pour abus de faiblesses dans le cadre de l’affaire Bettencourt. Qui peut croire que cette cascade d’affaires déversant leur trop-plein de boue sur notre vie politique restera sans conséquences ? 

La crise politique ne se présente pas comme une explosion subite, mais comme le long pourrissement en continu de nos mœurs démocratiques. Seuls ceux qui y ont intérêt pour conserver une rente de position, font semblant de considérer que les choses peuvent continuer comme avant. En réalité la marche à la crise n’est plus une marche, mais une course à l’abîme.
 
Le chantier de la république exemplaire n’a pas été engagé avec assez de vigueur par François Hollande, et nous voilà rattrapés par la question de la collusion entre lles milieux d’affaires et la classe politique engoncée jusqu’au cou dans l’eau saumâtre des affaires.
 

Comme dans le même temps on demande au peuple de se serrer la ceinture, et que ce sont les mêmes qui font assaut d’orthodoxie budgétaire et se retrouvent pris la main dans le pot de confiture, comment s’étonner que les Françaises et les Français n’accordent plus aucune confiance, ni aucun crédit à la parole des politiques ?
 
Le moment est venu de hausser le ton contre un système qui broie la confiance et détruit le lien démocratique. Pour résumer les choses, ce sera eux ou nous. Les cyniques ou les sincères. Les partisans de l’impunité ou les promoteurs de l’exemplarité de nos dirigeants. Les ventres repus de l’abus de pouvoir ou les crève-la-faim de la démocratie. 
Eux ou nous, vous dis-je. Une bataille à mort s’est engagée que nous n’avons pas le droit de perdre entre l’idée républicaine et la confiscation de la démocratie par ceux qui en détournent les règles à l’usage de leur profit exclusif.
 
Si nous refusons le combat frontal, si nous tergiversons, si nous faiblissons, alors le pire est à prévoir. Qu’on regarde déjà avec quelle arrogance incroyable les archers de l’UMP font feu de tout bois pour décrédibiliser à l’avance le travail des juges. Ils mentent avec hargne et mordent avec férocité. Dans leur collimateur, derrière les juges, c’est l’État de droit qui est visé, l’idée selon laquelle on pourrait traiter tous les justiciables de la même manière, la lutte contre l’impunité qu’on veut abattre.
 
Alors je veux vous convaincre que nous devons hausser le ton et ne pas nous laisser enfumer par les pseudo-arguments sur la présomption d’innocence. Lorsqu’ils se drapent dans la présomption d’innocence, ils la souillent, la maculent de la tache indélébile du mensonge.
J’appelle nos amis socialistes puisque nous gouvernons ensemble à ne pas, par leurs silences gênés, laisser supposer qu’ils auraient la moindre pusillanimité dans la conduite du combat contre la gangrène des affaires. Les affaires, même lorsqu’elles touchent un des nôtres, surtout quand elles touchent un des nôtres, doivent être combattues sans relâche.
 
Pendant la campagne présidentielle, je n’ai pas été entendue. Mais cette fois-ci je ne demande aucun suffrage, juste un sursaut, une révolte, une insurrection contre la fatalité des affaires.
 J’en appelle aux grandes consciences du pays, aux intellectuels, aux artistes, aux gens de toute profession, comme à ceux qui n'ont pas d'emploi, aux simples citoyens, à tous ceux qui ont foi dans la République. Je les engage à soutenir notre combat : c’est le leur. Tous ensemble nous devons dire ça suffit. Notre ennemi n’a pas de visage, il en a mille. Il n’a pas de parti, il les menace tous. Il n’a même pas de programme juste des intérêts : cet  ennemi, c’est la corruption, les affaires, l’impunité.
 
Chers amis, notre combat ne fait que commencer : mais que tout le monde se le tienne pour dit, que chacun soit prévenu, cette fois nous ne céderons pas.
J’en appelle donc solennellement au Président de la République. Je demande un plan d’urgence contre les affaires, une opération mains propres à la française. Nous devons de toute urgence renforcer les règles éthiques qui régissent notre vie publique, renforcer les moyens consacrés à la traque de l’évasion fiscale et de la corruption, protéger de manière accrue l’indépendance de la presse et de la justice.

Monsieur le Président de la République, faites face à vos responsabilités. Vous avez le pouvoir d’agir, et en conséquence le devoir de sauver une certaine idée de la République. »

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23 mars 2013 6 23 /03 /mars /2013 07:44

 

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Nicolas Sarkozy mis en examen

Posted: 21 Mar 2013 11:05 PM PDT

L’ancien Président de la République et membre du Conseil constitutionnel, Nicolas Sarkozy, a été mis en examen hier pour abus de faiblesse par les 3 juges d’instruction en charge de l’affaire Bettencourt, après une demi-journée de confrontations avec le personnel de cette dernière. Les faits remontent à 2007, avant et après son élection à la Présidence de la République. La question de la légalité du financement de sa campagne électorale est donc posée.

Ce n’est malheureusement pas la première fois en France qu’un ancien Président de la République est mis en examen. Anticor avait été partie prenante des suites de la première mise en examen d’un Président de la République : Jacques Chirac, définitivement condamné en décembre 2011. A l’heure actuelle, Nicolas Sarkozy, lui, bénéficie de la présomption d’innocence. Il va par ailleurs demander à la Chambre de l’Instruction d’annuler sa mise en examen dans les mois qui viennent.

Mais on ne met pas en examen un ancien Président à la légère dans une démocratie, et le nombre de pays qui en 7 ans auront vu 2 de leurs Présidents mis en examen n’est certainement pas légion – s’il y en a d’autres… – et il met notre pays aux yeux du monde dans une vitrine très peu enviable. La question cruciale du statut pénal du chef de l’État se retrouve donc à nouveau sous les feux de l’actualité, mais aussi l’ensemble des mesures de prévention à prendre au plus tôt et avec la plus grande fermeté – contrairement à la tiédeur des projets gouvernementaux – en matière d’éthique de la vie publique.

Anticor avait hésité à se porter partie civile dans cette affaire Woerth-Bettencourt, à une époque où il semblait que la Justice était nettement freinée et où cette affaire risquait d’être étouffée. Mais une fois dépaysée, sous l’impulsion du Juge Jean-Michel Gentil, l’information judiciaire a semblé pouvoir se déployer en toute indépendance et notre intervention ne nous a plus semblé nécessaire, contrairement à d’autres affaires comme celle des sondages de l’Elysée qui serait restée lettre morte si nous ne nous étions pas portés partie civile.

A signaler, parmi les réactions politiques à l’annonce de la mise en examen de Nicolas Sarkozy, celle de Christine Boutin, son ancienne Ministre, qui a déclaré sur BFMTV que le problème venait de l’insuffisance des moyens alloués aux candidats à l’élection présidentielle en France. Ce qui est une façon de dire que l’ancien Président de la République a bien fait financer une partie de sa campagne électorale par Madame Bettencourt ! Nous lui laissons bien sûr la responsabilité de ces propos… Mais Madame Boutin n’en est pas restée là en indiquant qu’entre les mises en examen cette semaine de Jérôme Cahuzac et de Nicolas Sarkozy, elle pensait qu’il y avait actuellement une opération de déstabilisation de notre pays…

Ne s’agirait-il pas plutôt d’une opération de restabilisation de notre pays, dont les citoyens se réapproprient leur République, en exigeant la garantie que leurs représentants soient enfin à l’image de cette République irréprochable, que les uns et les autres leur ont promis en abusant de leur confiance ?

http://www.lemonde.fr/societe/article/2013/03/21/affaire-bettencourt-sarkozy-confronte-au-majordome_1852256_3224.html

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21 mars 2013 4 21 /03 /mars /2013 16:47

Communiqué de Jean-Luc Mélenchon


Blocus financier de Chypre

Mercredi 20 Mars 2013
  Jean-Luc Mélenchon

Banque à Chypre

La décision du banquier central Mario Draggi de ne plus alimenter Chypre en euros jusqu’à ce que Chypre capitule intervient pourtant après un vote souverain du parlement national. C’est un acte d’agression inacceptable. Il montre que l’euro est non seulement un luxe Merkelien couteux mais aussi un dangereux moyen d’action contre la souveraineté d’un peuple. Il s’agit d’un abus de pouvoir, certes mais aussi d’une alarme qui doit être entendue.

La France ne peut cautionner cette violence sauf à l’autoriser contre elle-même le cas échéant. S’il faut désormais choisir entre la souveraineté du peuple et celle de l’euro, la France doit choisir le peuple.

La décision du banquier central est un tournant dans l’histoire de l’union européenne. Elle impose un choix : soit changer le statut de la banque centrale et donc celui de l’euro pour sécuriser la souveraineté des peuples, soit renoncer à l’euro Merkel.

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18 mars 2013 1 18 /03 /mars /2013 12:56

En Allemagne en 2002, Schröder le Président du SPD, impose de justesse sa coalition avec les Verts face au Chrétien-Démocrate Edmund Stoiber aux législatives. La hausse du chômage et les mauvaises perspectives économiques l’incitent à mettre en place l'agenda 2010 qui provoque la colère de son électorat et une chute de sa popularité, une série de réformes destinées à réduire les dépenses de l'État, notamment en fusionnant les allocations sociales avec celles du chômage, les salaires à un euro pour les chômeurs, etc…comme le préconisait la commission présidée par Peter Hartz. Le 22 novembre 2005, trente-cinq jours après la fin de son mandat, Schröder cède sa place à Angela Merkel, se retire de la vie politique et se lance dans le monde des affaires.

Dix ans plus tard, est-ce l’avenir qui nous est promis avec la mise en œuvre des mesures du gouvernement Hollande : le retour de l’UMP avec en prime l’extrême-droite dans bagages?

Dans un précédent article, je me posais la question : où va Hollande ? Question faussement naïve, je l’avoue, car je me doutais bien de la direction empruntée par ce Président élu par une majorité de gauche. Une majorité dont il ne respecte pas l’une de ses composantes qui représente 4 millions d’électeurs, ceux du Front de Gauche. Par touches successives, François Hollande nous emmène tout droit sur la troisième voie chère à Tony Blair et  Schröder, une voie sociale-libérale qui a tous les inconvénients du libéralisme et pas grand-chose de social. Passé le mois de juillet 2012, avec quelques mesurettes marginales, le premier acte fondateur a été la signature du TSCG, le traité européen de stabilité qu’il s’était engagé à renégocier. Il n’a rien obtenu d’Angela Merkel, sauf un codicille de croissance économique sans crédit supplémentaire et sans garantie[1]. De la poudre aux yeux ! Puis ce fût une série de mesures prises sous la pression du MEDEF qui exigeait une baisse du « coût du travail, des charges sociales[2] ». Traduire par baisse des salaires et des cotisations sociales, pour restituer aux mots leur véritable signification. Plutôt que de toucher aux dividendes et aux prébendes des champions du CAC 40, il adopte certaines dispositions du rapport Gallois : 30 milliards d’allégements sur le budget dont 20 milliards pour les cotisations patronales et 10 milliards d’allègement de cotisations salariales, un inédit. Pourtant la Cour des comptes avait déclaré en 2009, que : « les nombreux dispositifs d’allégement des charges sociales étaient insuffisamment évalués en dépit de la charge financière croissante qu’ils représentaient pour les finances publiques : 27,8 milliards d’euros, soit 1,5% du PIB. S’agissant des allègements généraux sur les bas salaires, leur efficacité sur l’emploi était trop incertaine pour ne pas amener à reconsidérer leur ampleur… »

Et puis, il faut y ajouter la hausse de la TVA en 2014, alors que les socialistes s’y étaient opposés en 2011 sous Sarkozy. Il s’agit de faire payer aux seuls salariés une prétendue déficience de compétitivité, de leur faire payer le crédit d’impôt (CICE) aux entreprises. Cette augmentation du plus injuste des impôts – car il touche de la même, façon les pauvres et les riches – aura un effet récessif sur la consommation des ménages qui n’avait pas besoin de cela dans cette période vaches maigres.

Avec la nouvelle loi dite ANI[3], qui va entériner l’accord inique conclu entre le Medef et des syndicats minoritaires (CFDT, CFTC, CGC), nous atteignons le comble de l’iniquité[4], dans la ligne de ce que proposait Sarkozy avant qu’il ne soit chassé du pouvoir par une majorité de Français qui ne voulaient justement pas de cette politique d’austérité et de régression sociale.  A la baisse des salaires et l’augmentation du temps de travail s’ajoutent des mesures qui accroissent la flexibilité des travailleurs, non seulement sans garanties d’emploi, mais en supprimant les garanties légales qu’ils avaient. Il y a quelques années, l’émotion suscitée par un tel programme pour un gouvernement qui se prétend de gauche, aurait provoqué…une révolution citoyenne ! Est-ce imaginable de diminuer les salaires ? Et ce n’est pas tout, les retraités vont aussi passer à la caisse. Ce seraient de nouveaux riches, qu’il faut ponctionner et pour ceux qui sont sur le point de l’être, il faudrait encore retarder l’âge de départ. Où s’arrêtera-t-on sous prétexte de compétitivité ? Il faut-être compétitif avec qui ? Les Chinois, les Indiens, les Brésiliens ? Mais il faudrait pour cela s’aligner sur les salaires chinois, indiens, brésiliens…Les solutions aux problèmes de la désindustrialisation[5], donc de l’emploi, comme de la dette, ne sont pas dans ces dispositions. Ça tombe sous le sens commun, pas besoin d’avoir fait l’ENA pour le comprendre ! On envisage et on prend des mesures de contrainte sociale et salariale, mais jamais, ou à la marge, de lois fiscales qui taxeraient fortement les profits et les dividendes. Pourtant ce qui est en cause c’est plus le coût du capital que celui du travail. Les revenus nets distribués représentent 9% de la valeur des sociétés non financières, niveau historique record depuis la seconde guerre mondiale, contre 5,6% en 1999[6].

La politique de l’Union Européenne, a l’inverse de celles des Etats-Unis, du Japon, du Royaume-Uni, de drastiques mesures d’austérité pour réduire la dette publique, outre les conséquences désastreuses qu’elle provoque sur le plan social, conduit à une appréciation de l’Euro[7] qui augmentent  les coûts des produits européens. Ceci alors que ces pays font tout ce qu’il faut pour affaiblir leur propre monnaie. L’Europe de l’Euro devrait donc mener une politique de contrôle des changes, tout comme les Chinois qui ne s’en privent pas.

Les mesures de rigueur budgétaires s’allongent, n’en finissent pas, et la reprise économique s’éloigne d’autant, à la différence là-encore d’une politique américaine qui favorise la relance économique et la consommation, sans s’acharner à réduire la dette publique, mais plutôt celle du privé, pour soutenir les revenus. Le poids des dettes s’en trouve mécaniquement allégés. Cette rigueur pèse sur une croissance attendue de 0,8% en France. Le gouvernement, après avoir longtemps fait la sourde oreille, a dû convenir qu’elle ne dépasserait pas les 0,3% comme l’indiquait le FMI ; et encore, ce n’est pas sûr, la récession guette l’économie française selon de nombreux indicateurs[8]. Ce seront des recettes fiscales en moins, donc un alourdissement du déficit. Et alors, une nouvelle cure d’austérité, de nouvelles attaques contre la protection sociale ? A ce régime, le malade est certain de mourir guéri !

 

Il y a une alternative, d’autres solutions.

Des mesures urgentes et immédiates pour dégager de nouvelles recettes :

- la suppression des niches fiscales sans utilité ; elles représentent 42Mds d’€. Celles liées à l’impôt sur les sociétés : 80Mds.

-Taxer les revenus du capital à la même hauteur que les revenus du travail avec 14 tranches progressives, avec un revenu maximum équivalent à 20 fois le revenu médian[9]. Gain : 20 Mds d’€.

- relancer la consommation, soit la demande et non l’offre comme le propose le maire socialiste de Lyon, Gérard Colomb, avec un smig à 1 700€ brut, le relèvement des minima sociaux.

- Partager le travail et donc franchir une nouvelle étape par la réduction du temps de travail, C’est-à- dire abolir tous les dispositifs qui ont remis en cause les 35h et la retraite à 60 ans.

« La mise en œuvre des 35h entre 1998 et 2001 avait pourtant apporté la preuve, avec deux millions d’emplois créés sur cette période, des comptes extérieurs en excédant, des comptes sociaux équilibrés, que le partage du travail est un levier d’action majeur dans la lutte contre le chômage. » Ce n’est pas moi qui le dit - mais j’y souscris – c’est Guillaume Duval dans le numéro de mars d’Alternatives économiques. Et encore, contrairement à ce qu’assènent les économistes patentés et commentateurs institutionnels, toujours les mêmes, les salariés hexagonaux travaillent aujourd’hui chaque semaine plus longtemps que la moyenne de la zone Euro, et notamment plus longtemps qu’en Allemagne où il a été réduit de 0.3h pour 0.1h en France et de 0.6h dans la zone euro.

- une vraie flexi sécurité, ce sont de nouveaux droits pour les salariés et non leur remise en cause, avec l’interdiction des licenciements économiques dits boursiers et la mise en œuvre d’une véritable sécurité sociale professionnelle qui assure la continuité de leurs droits en cas de licenciement.  C’est l’inverse qui est accepté avec la loi ANI.

Et pourquoi ne pas exproprier les propriétaires d’entreprises qui organisent des faillites frauduleuses. Ces entreprises seraient remises aux salariés organisés en coopérative, comme cela se fait au Venezuela.

- Il est nécessaire de préparer et mettre en œuvre une Planification écologique qui permette de réussir la transition énergétique (fin du nucléaire et des énergies non-renouvelables) et la réindustialisation, au besoin en nationalisant les filières stratégiques abandonnées par le grand capital, dans le cadre d’un production nouvelle pour produire mieux et autrement, consommer intelligemment ce qui correspond à la satisfaction de nos besoins, principalement ceux qui sont essentiels à tous.

 

Ces propositions, on peut les trouver dans le programme du FRONT DE GAUCHE : l’HUMAIN d’ABORD. Il n’a rien perdu de son actualité.

 

 Allain Graux

Le 18.03.2013

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15 mars 2013 5 15 /03 /mars /2013 06:09

Selon le rapport officiel de début mars au gouvernement allemand :

1 Allemand sur 7 vit sous le seuil de pauvreté ;

10% des plus riches possèdent 57% de la richesse nationale ;

50% des plus pauvres en possèdent... 1% !

L'espérance de vie est passée de 77,5 ans en 2001 à 75,5 en 2010 ;

les hauts revenus augmentent rapidement tandis que les bas salaires baissent à la même vitesse.

4 millions de travailleurs ont un salaire BRUT de moins de 7€ horaires ;

la part des "travailleurs pauvres" (moins de 10€ horaires) est passée de 18,7% en 2006 à 20,6% en 2012.

Un modèle à suivre selon la plupart des journaleux et autres hommes politiques libéraux.

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14 mars 2013 4 14 /03 /mars /2013 11:57

La France et la Grande Bretagne auraient pris la décision d'armer les barbus de Syrie...?

On ne voit pas très bien l'intérêt à plus ou moins long terme, sauf qu'il y a des visites qui interrogent et dont la grande presse ne parle pas. Allons Messieurs les journaleux, un petit effort d'investigation.

 

BateauLe mega yacht de l’émir du Qatar est arrivé dans le port de Nice « le katara » 124m de long est amarré depuis hier au quai Lobeuf.


Il semble, nous dit la presse, qu’il ne restera que quelques jours et qu’il est en repérage pour cet été. C’est déjà la compétition entre Antibes, cannes, Nice… pour accueillir le cheik Hamad Ben Khalfa Al-Tani qui n’est autre que le père du président du PSG.

 


Le Qatar est fortement soupçonné d’armer les milices islamistes qui depuis la guerre de Lybie sillonnent les pays arabes jusqu’au Mali. Mais peu importe, nos décideurs locaux ne voient que le carnet de chèques.


Imaginez que le plein du bateau représente près de 100 000€ bien que le gas-oil soit détaxé !


Les cinquante hommes d’équipage proviennent de différents pays mais à part la nationalité du capitaine le reste est secret.
L’émir du Qatar a de quoi justifier de revenus qui lui permettent de subsister à ses besoins. Il n’est pas comme les sans-papiers, les Roms, il n’a pas de problème de logement…. C’est une belle pompe à fric qui s’installe sur la Côte d’Azur.
Décidemment, notre beau pays devient un ghetto pour riches, très riches.


Quant aux salariés, aux retraités, aux chômeurs, aux précaires, bof !


Au fait, les Restos du cœur vont fermer le 22 mars….

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13 mars 2013 3 13 /03 /mars /2013 09:22

Pour ne pas dire l'anti République:
ILS ONT OSÉ LE DIRE 

Alain Duhamel, éditorialiste à RTL et Libération : 

«La France n'est pas seulement décliniste, elle ne traverse pas une simple crise d'identité, elle est entrée en dépression et présente tous les signes d'une nation blessée» 

(Libération, le 30 janvier 2013). 

Ivan Rioufol, chroniqueur au Figaro : 

«Vue de l'étranger, la France est un cas» 

(le Figaro, le 22 février 2013). 

Christophe Barbier, directeur de l'Express : 

«La France donne parfois l'impression d'être candidate à l'euthanasie, et de chercher l'élu qui saura l'endormir sans le lui dire» 

(l'Express, le 7 novembre 2012). 

Franz-Olivier Giesbert, directeur du Point : 

«La France dort. Elle dort du sommeil moelleux que procure ce mélange si particulier d'insouciance et de bonne conscience que les historiens du futur définiront un jour comme la quintessence de l'esprit français à l'aube du XXIe siècle» 

(le Point, le 30 août 2012). 

Jean-Marc Vittori, éditorialiste au quotidien économique les Echos : 

«Un mot résume cette drôle de France : la schizophrénie. Les Français ont "l'esprit fendu", pour reprendre l'étymologie du terme» 

(les Echos, le 22 janvier 2013). 

Yves de Kerdrel, directeur de Valeurs actuelles, chroniqueur au Figaro et membre de la commission éthique du Medef : 

«Qui veut vraiment d'une France où les ministres passent leurs jours à chercher des solutions pour des entreprises condamnées par la révolution technologique ? Qui veut vraiment d'un pays où chacun se voit expliquer que l'Etat est là pour répondre au moindre problème ?» 

(le Figaro, le 8 janvier 2013) 

Jean-Philippe Delsol, avocat fiscaliste, administrateur de l'Iref (Institut de recherches économiques et fiscales) : 

«Si vous êtes riche en Angleterre, il n'y a pas de haine. Il peut y avoir de la jalousie et du mépris, mais pas de véritable haine comme en France. Nous [Français] aimons le fait que tout le monde soit sur le même plan social et, si vous êtes différents, nous vous détestons.» 

(The Guardian, le 14 septembre 2012). 

Gérard Depardieu, acteur : 

«Je rends mon passeport» (lettre à Jean-Marc Ayrault, en décembre 2012). 

Booba, rappeur : 

«Fuck la France» (chanson Caesar Palace). 

Nicolas Anelka, footballeur : 

«En équipe de France, je n'ai jamais voulu chanter la Marseillaise... Et si on m'avait demandé de le faire, j'aurais refusé» 

(les Inrockuptibles, en décembre 2010). 

Gérard Lanvin, acteur : 

«J'ai honte de notre pays, je conseille à mes enfants de partir !» 

(la Provence, le 14 janvier 2013). 

Mathieu Kassovitz, acteur : 

«Je suis en train d'essayer de dégager de ce pays» 

(«La nouvelle édition», Canal +, mise en ligne le 8 janvier 2013). 

Citations relevées dans Marianne 2.fr

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5 mars 2013 2 05 /03 /mars /2013 16:43


Qui aurait dit que la CGT, FO, Solidaires, la FSU, représentant une grande majorité de salariés appelleraient à manifester pour refuser une proposition de loi émanant du Medef et honteusement signé par les supplétifs de la CFDT ?


Qui aurait dit que dix mois après l’élection de François Hollande son gouvernement défendrait un texte patronal ?


Qui aurait dit qu’à gauche seul le Front de gauche dirait non à ce texte scélérat ?


Pourtant le débat fait rage à l’intérieur du PS. Allez voir le blog de Gérard Filoche. Ecouter Marie-Noëlle Lienemann et ses camarades de la gauche du PS !


Qui aurait dit qu’il y aurait une gauche du PS ? Mais où se situe le reste ?


Il suffit de prendre connaissance du texte de l’accord Medef – CFDT pour voir la traitrise pour les salariés.


Aujourd’hui les entreprises sont devenues des lieux d’exploitations forcenées où le pouvoir des patrons est total. La loi va valider cet état de fait.


Comment peut-on se réclamer de la gauche et voter ça ?


Cette première manifestation en appelle d’autres. Le combat doit prendre de l’ampleur au-delà des syndicats. C’est l’avenir du monde du travail qui est en jeu.

 

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5 mars 2013 2 05 /03 /mars /2013 11:22

LA RÉPUBLIQUE EST UNE ET INDIVISIBLE ! NON AUX PROJETS DÉLÉTÈRES DE L’UNION EUROPÉENNE ET DU GOUVERNEMENT !

Par les Clubs penser la France (CPF), le Mouvement politique d’émancipation populaire (M’PEP) et le Pôle de renaissance communiste en France (PRCF).

Le 3 mars 2013.

Confortée et approfondie par les acquis de civilisation de la Résistance et de la Libération, la République une et indivisible fondée par la Révolution française est en danger de mort. Ce principe constitutionnel, qui garantit notamment l’unité territoriale de la Nation et l’égalité des citoyens devant la loi, la protection sociale et les services publics, est en effet incompatible avec l’actuelle « construction » européenne, et tout spécialement avec son étape actuelle : le « saut fédéral européen » et son volet territorial : l’Europe des régions.

Ces deux objectifs affichés par les eurocrates sont en effet tournés contre la souveraineté, l’unité territoriale et l’existence même des États constitutifs de l’Union européenne (UE). À l’arrière-plan des décisions préparées à Paris, on trouve la situation très inquiétante de l’ensemble de l’Europe occidentale : outre les politiques d’austérité qui, sous couvert de sauver l’euro, plongent les peuples dans la misère et marginalisent une part croissante de la population, des processus sécessionnistes inquiétants s’approfondissent en Belgique, en Espagne, en Italie, voire au Royaume- « Uni ». Il est difficile de croire que si ces processus vont à leur terme dans les pays voisins, favorisant l’ « évaporation » déjà avancée de la Belgique et de l’Espagne, notre pays sortira indemne de cette balkanisation rampante du sous-continent.

C’est dans ce contexte qu’il faut examiner les projets délétères que sont l’Acte III de la décentralisation, la ratification promise par François Hollande de la « Charte européenne des langues régionales et minoritaires » et le référendum régional prévu le 7 avril 2013 visant à instituer l’Alsace comme « région d’Europe » tournée « vers l’espace germano-suisse ».

Faut-il s’étonner si le MEDEF se félicite des évolutions institutionnelles en cours ? Il en est l’inspirateur direct puisque, dans son manifeste intitulé « besoin d’aire », Mme Parisot se prononce pour la « reconfiguration des territoires », pour de « nouveaux transferts de souveraineté » de l’État vers Bruxelles et vers les euro-régions dans le cadre des futurs « États-Unis d’Europe », sans oublier l’ « Union transatlantique », dont le président Obama a annoncé le lancement dans son « Discours sur l’état de l’Union ».

C’est pourquoi, attachés au progrès social, à la souveraineté des nations et à la coopération internationale entre peuples souverains, le M’PEP, le PRCF et les Clubs « penser la France », appellent ensemble avec vigueur à :

1°)- Rejeter dans son principe même l’Acte III de la décentralisation que prépare le gouvernement. Certes, on peut approuver l’objectif d’une déconcentration des décisions administratives et de la décentralisation quand cela peut réellement favoriser la démocratie locale. Mais le démontage institutionnel qu’on nous prépare est d’une autre nature. En effet, la nouvelle étape de la décentralisation proposée par MM. Hollande et Valls vise à dessaisir encore davantage l’État-nation en un moment où il est déjà réduit à la portion congrue par la mise en tutelle de la France sur les plans monétaire et budgétaire. L’Acte III de la décentralisation vise en effet à majorer le pouvoir déjà démesuré des « présidents de région » (sic), à leur permettre de moduler la loi républicaine, à leur donner de nouvelles compétences socio-économiques, à faciliter la création de « régions transfrontalières » effaçant les frontières d’État, à dialoguer directement avec Bruxelles en court-circuitant Paris, à inscrire les régions dans une « concurrence libre et non faussée » entre territoires français au seul avantage des sociétés transnationales.

C’est la porte ouverte au moins-disant social entre territoires, à l’évaporation de la laïcité républicaine sur le « modèle » de l’Alsace-Moselle, au délitement final des services publics d’État, de la Sécurité sociale, des caisses de retraite nationales et du « produire en France » puisque les nouvelles féodalités régionales directement connectées sur Bruxelles réguleront de plus en plus le développement économique, donc à termes les négociations entre employeurs et salariés. Le grand patronat soutient ces projets antinationaux. Il en espère la mort des conventions collectives, des statuts, du secteur public, du SMIG, du baccalauréat national et des diplômes universitaires d’État. Bref, c’est une accélération stratégique de la liquidation de l’ « exception française » héritée de 1789-93 et de 1945-47, avec à la clé une marche précipitée à la privatisation générale des activités.

Quant au projet de métropolisation du territoire, il liquiderait ce qui subsiste des Communes et des départements – cet héritage de la Révolution française. Il aggraverait les déséquilibres territoriaux, diminuerait l’offre de services publics, étranglerait la ruralité, rendrait encore plus difficile la vie quotidienne de nos concitoyens – notamment de ceux qui sont d’origine populaire – en les obligeant à des déplacements de plus en plus importants pour se soigner, s’éduquer, traiter leurs affaires administratives ou pour se ravitailler. Car c’est la suppression d’un maximum de services de proximité qui est prévue pour « faire des économies d’échelle » au détriment des citoyens tout en maximisant le retour sur investissements des grandes entreprises.

2°)- Refuser la Charte européenne des langues régionales et minoritaires. Il ne s’agit évidemment pas de mépriser les langues régionales, ce patrimoine culturel indivisible de la nation qu’il faut enseigner dans le cadre de l’Éducation nationale tout en revalorisant fortement l’enseignement du français, « langue de la République » aux termes de la Constitution. Mais il faut refuser que les langues régionales ne servent de prétexte à la division ethnicisante des territoires, au désétablissement de fait du français, à la destruction de fait du statut de la fonction publique (ce sera le cas quand un fonctionnaire ne pourra plus être nommé dans la région dont il ne parle pas la langue régionale), à une montée en puissance dangereuse des mouvements sécessionnistes et irrédentistes sur les frontières du pays. Et aussi à une officialisation rampante du « tout-anglais » promu par l’UE et par le MEDEF au détriment des langues nationales des pays d’Europe. Le tout-globish envahit toute l’Europe. C’est le moment choisit par Geneviève Fioraso, la ministre de l’Enseignement supérieur, pour démanteler de fait la loi Toubon à l’université pour étendre l’enseignement en anglais. Les défenseurs républicains des langues régionales doivent faire cause commune avec la défense de la francophonie – si menacée du Québec aux communes francophones de la région de Bruxelles – contre l’imposition à l’Europe d’une langue unique, facteur de discriminations linguistiques, de pensée unique et de destruction de la diversité culturelle européenne et mondiale.

3°)- Appeler nos compatriotes alsaciens à voter non ou à boycotter le référendum régional du 7 avril 2013 portant fusion des trois collectivités publiques alsaciennes. Le but réel de cette consultation régionale est d’autonomiser l’Alsace par rapport au reste de la France, à la placer dans l’orbite de l’économie allemande, à lancer le mouvement d’autonomisation des euro-régions de France vers l’isolement, le cavalier seul et la mise au rebut des lois laïques de 1905. Le but est de dénationaliser des territoires rendus autonomes et en concurrence avec tous les autres. Le but est de continuer à démanteler le pouvoir des parlements nationaux, par en haut avec les traités de l’Union européenne, et par en bas avec la création d’euro-régions. C’est la démocratie et la République qui sont en cause.

Nous appelons à la constitution de « Brigades républicaines ». Elles seront composées de volontaires qui agiront sur le terrain pour faire rejeter ce référendum.

C’est une reconstruction de l’unité territoriale de la France qui est nécessaire. Par la reconquête de la souveraineté du pays dans les domaines politique (sortie de l’UE), monétaire (sortie de l’euro), militaire (sortie de l’OTAN) et économique (sortie de l’OMC et du FMI). C’est ainsi que notre peuple pourra réindustrialiser son territoire, rééquilibrer sa balance commerciale, résorber le chômage de masse, développer tout le territoire national de manière harmonieuse, coopérer avec les autres peuples sur la base de nouveaux traités progressistes internationaux, liquider la domination mortifère des « marchés financiers », reconstruire les services publics d’État et la protection sociale, préserver la fonction publique territoriale… En un mot construire une nouvelle République sociale, souveraine et fraternelle.

Texte du M'pep et deux autres organisations

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5 mars 2013 2 05 /03 /mars /2013 10:52

LES CUMULARDS DE NOTRE REGION...

 

Côte-d'Armor

  • Marc Le Fur

    Député, qui cumule :

    Conseil général, Cotes-d'Armor
  • Corinne Erhel

    Député, qui cumule :

    Conseil régional, Bretagne
  • Michel Lesage

    Député, qui cumule :

    Conseil municipal, Langueux (Côtes-d'Armor)
  • Viviane Le Dissez

    Député, qui cumule :

    Conseil municipal, Plancoët (Côtes-d'Armor)
    Communauté de communes, Plancoët - Val d'Arguenon
  • Annie Le Houerou

    Député, qui cumule :

    Communauté de communes, Guingamp
    Conseil municipal, Guingamp (Côtes-d'Armor)
  • Gérard Le Cam

    Sénateur, qui cumule :

    Conseiller de la communauté de communes, Arguenon-Hunaudaye
    Maire, Plénée-Jugon
  • Ronan Kerdraon

    Sénateur, qui cumule :

    Maire, Plérin
  • Yannick Botrel

    Sénateur, qui cumule :

    Président, Syndicat départemental d'alimentation en eau potable
    Maire, Bourbriac

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